«Il ne suffit pas de seulement crier aux cataclysmes climatiques et autres et de dépeindre des tableaux noirs pour le futur de nos enfants et "notre planète", mais aussi et surtout de démontrer les effets bénéfiques de l’action environnementale dans un milieu sur l’économie et les populations», écrit Luc Vézina.

Pourquoi le message environnemental ne touche pas suffisamment les gens

POINT DE VUE / On peut se demander, après les très nombreuses communications (films, vidéos, textes et publications de toutes sortes) et manifestations, pourquoi le message de protection de l’environnement, de réduction de la pollution, de diminution des émissions de gaz à effet de serre et de conservation de la biodiversité ne se traduit pas davantage dans des actions concrètes et des résultats tangibles au Québec et au Canada.

Je crois que la réponse se trouve en grande partie dans l’incapacité pour la grande majorité des intervenants qui militent pour une meilleure protection de l’environnement (groupes environnementaux, consultants, élus(es) des municipalités et des gouvernements du Québec et du Canada, ministères gouvernementaux, universitaires et autres) de lier clairement leurs revendications, projets ou propositions aux bénéfices socioéconomiques réels escomptés. Aux liens concrets entre la protection de la nature et le développement économique et social. Souvent ceux-ci sont évoqués ou mentionnés, mais d’une façon peu convaincante ou pour des motifs politiques.

Il ne suffit pas de seulement crier aux cataclysmes climatiques et autres et de dépeindre des tableaux noirs pour le futur de nos enfants et «notre planète», mais aussi et surtout de démontrer les effets bénéfiques de l’action environnementale dans un milieu sur l’économie et les populations. Comment celle-ci permet de mieux répondre aux besoins essentiels ou de base des populations et des plus démunis (logement, alimentation, soins de santé et travail). De chercher réellement à développer et appliquer des liens entre l’action environnementale et le développement d’une économie sociale durable. Le citoyen comprendra ainsi davantage les impacts potentiels de ses gestes et il pourrait se sentir davantage concerné par les messages véhiculés. Chercher à mieux expliquer et influencer plutôt que de confronter ou décrier.

Conséquemment, sous l’influence de l’opinion publique, les promoteurs de projets économiques n’auront d’autre choix que de chercher à mieux considérer l’environnement au-delà des exigences actuelles des gouvernements.