«Les lois canadiennes devraient être changées pour que ce soit le vendeur qui doive prouver hors de tout doute que le citoyen visé est l’acheteur du bien», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Pour une protection accrue des consommateurs

POINT DE VUE / Le Mouvement Desjardins a pris les moyens de protéger ses membres à la suite de la fuite de renseignements personnels provoquée par le méfait de l’un de ses employés. Ceci pourra éventuellement compenser dans l’avenir des membres qui seraient victimes d’une usurpation d’identité. Mais à quel coût pour Desjardins et pour ses membres! Et à quel coût également pour d’autres institutions financières qui seraient victimes d’un méfait semblable!

Alors, au sens où le déclarait le président du Mouvement Desjardins, M. Guy Cormier, devant un comité des Communes à Ottawa, les gouvernements ont un rôle à jouer sur le plan des lois qui régissent les activités commerciales et bancaires et la protection des consommateurs. Ce n’est pas après, mais avant une vente que les consommateurs ont besoin d’être protégés. 

Actuellement, un citoyen qui reçoit une facture pour un bien qu’il n’a pas acheté a le fardeau de prouver que ce n’est pas lui qui a effectué l’achat ni commandé la carte de crédit qui a servi à l’achat. Les lois canadiennes devraient être changées pour que ce soit le vendeur qui doive prouver hors de tout doute que le citoyen visé est l’acheteur du bien. Sachant qu’au Canada, le fardeau de la preuve d’identité lui reviendrait, un individu ou une compagnie canadienne ou étrangère seraient forcés à plus de rigueur dans l’identification de la personne ou de la société à qui ils vendent un bien. N’est-ce pas là un sujet sur lequel nous devrions interroger les candidats et les partis politiques à l’approche des prochaines élections fédérales?