Les auteurs réclament un ordre conjoint des chimistes et microbiologistes.

Pour un ordre conjoint des chimistes et microbiologistes

L’Ordre des chimistes du Québec et l’Association des microbiologistes du Québec estiment qu’un encadrement adéquat de ces professions est nécessaire afin d’éviter les risques de préjudices pour le public.

Nos professions sont omniprésentes dans l’alimentation, la santé, l’environnement et la sécurité. Des chimistes et des microbiologistes œuvrent dans la plupart des secteurs d’activité économique du Québec. Au quotidien, ces professionnels posent des gestes et des jugements qui ont un impact sur la santé et la sécurité de la population. Discrètement, mais de façon évidente, ils font partie intégrante de la vie des Québécois.

L’Ordre des chimistes du Québec et l’Association des microbiologistes du Québec demandent donc au gouvernement du Québec de terminer les travaux de modernisation des lois professionnelles en sciences appliquées en intégrant les microbiologistes au sein de l’Ordre qui encadre l’exercice de la chimie professionnelle. La création d’un nouvel ordre professionnel conjoint permettrait, entre autres, d’assurer la sécurité de la population et d’unir les expertises très similaires des chimistes et des microbiologistes.

Stéphanie Vallée, ministre de la Justice, a d’ailleurs pris l’engagement de réviser les lois dans le domaine des sciences appliquées, notamment devant la nécessaire mise à jour de la Loi sur les chimistes professionnels. Le gouvernement a également entrepris des travaux d’étude de la situation des microbiologistes. Les partis d’opposition n’ont par ailleurs émis aucune objection à l’avancement des travaux de mise à jour des lois professionnelles dans ce domaine.

Un ordre professionnel conjoint est également nécessaire parce que les méthodes spécialisées utilisées en chimie et en microbiologie se ressemblent énormément. En effet, ces méthodes s’appuient sur l’analyse et la détermination des propriétés et de la transformation d’entités moléculaires. Ces professionnels s’assurent donc que tout ce que l’on consomme, que l’on utilise ou que l’on examine, que ce soit un aliment, un médicament ou un procédé industriel, soit exempt de risque pour la santé ou la sécurité.

Il est maintenant temps de joindre le geste à la parole et de créer un nouvel ordre professionnel conjoint des chimistes et des microbiologistes, le plus rapidement possible, d’autant qu’il ne s’agit pas d’un enjeu controversé. À l’inverse, ne pas donner suite à cette recommandation augmenterait le risque de préjudices pour le public, notamment le risque d’incidents malheureux tels que la possibilité d’un empoisonnement alimentaire, d’une explosion dans une usine de transformation de cannabis et de la légionellose, une maladie infectieuse qui est présente notamment dans les tours de refroidissement. Sans la mise en place d’un ordre professionnel conjoint des chimistes et des microbiologistes, la sécurité du public serait en jeu.

Martial Boivin, président-directeur général de l’Ordre des chimistes du Québec

Patrick D. Paquette, président de l’Association des microbiologistes du Québec