Les activités commerciales et résidentielles de Lévis prennent de l’ampleur.

Pour un développement écoresponsable à Lévis

La ville de Lévis a soif, soif de grandir. Ses activités commerciales et résidentielles prennent de l’ampleur. Mais à quel prix… Les défis de développement sont multiples dont ceux associés à la construction domiciliaire.

Par souci d’économie, il faut densifier. Des milliers d’unités de logement se construisent, pour les personnes âgées, les familles, les retraités, les personnes seules, etc. Les résidences et les blocs d’appartements et de condos prennent la place des espaces verts, des forêts et des boisés, ceux-ci se font saccager au nom du sacro-saint développement économique, sans tenir compte des impacts et coûts environnementaux.

Exemple : le Boisé du golf de Lévis. C’était un beau boisé. Bientôt, son seul souvenir sera le nom du quartier. Pour y construire des unités de logement, on rase tout tout tout. Pas un seul arbre ne résiste à cet envahisseur. Ce boisé est pourtant riche en faune et en flore, on y retrouve de tout : de petits fruits (ronce odorante, mûriers, framboisiers, pimbina, beaucoup d’aubépines et de vinaigriers qui font la joie des oiseaux), de belles fleurs sauvages  (mélilot, chicorée sauvage, épilobe, tanaisie, marguerite, muguet), diverses essences d’arbres (pommiers, bouleaux blancs et jaunes, sapins, épinettes, peupliers baumiers), etc. D’ailleurs, bien peu de résidents du coin connaissent la richesse de cet environnement. Et que dire de l’îlot de fraîcheur que procure ce restant de boisé lorsqu’il fait chaud.

Bien que la ville mentionne sur son site internet qu’elle s’assure d’intégrer et d’harmoniser les activités urbaines ainsi que l’utilisation efficace des ressources dans le respect de l’environnement et du développement harmonieux et durable du territoire, la réalité est tout autre. Sa priorité est d’abord la maximisation du sol.

La ville de Lévis veut se distinguer et poursuivre son pouvoir d’attraction? Pourquoi ne pas élaborer une réelle vision d’avenir avant-gardiste de développement économique, domiciliaire et commercial là où il fait bon vivre, en harmonie avec la nature et l’environnement? La survie de nos enfants dépend de citoyens et d’élus qui croient et qui agissent en respect avec l’environnement. Il faut amener les entrepreneurs à développer de nouvelles approches de construction d’unités résidentielles, à développer autrement. Nos enfants doivent pouvoir avoir un accès de proximité à la nature, aux boisés, aux cours d’eau, aux richesses de notre forêt. En ces temps de canicules, il faut conserver nos îlots de fraîcheur! Nos élus et nos représentants politiques doivent élaborer des politiques visant à valoriser ces espaces et non à les faire disparaître!

Arrêtons de tout raser et demandons-nous ce que la nature peut faire pour nous! Après tout, c’est elle qui aura le dernier mot.

Sonia Léveillé, Lévis