La rivière Chaudière, à Beauceville

Pour en finir avec la rivière Chaudière

POINT DE VUE / La rivière Chaudière coule du sud au nord. De ce fait, des mouvements d’eau et de glace perturbent l’occupation du territoire en aval à chaque printemps. La situation est connue depuis longtemps.

Je propose qu’on mette en place une solution efficace, avec une technologie très connue et très employée, qui peut être sur le terrain dès cette année 2019, afin de produire ses effets au printemps qui vient.

Il s’agit de la mise en place d’estacades flottantes (ice boom) afin d’influencer la formation d’un couvert de glace là où c’est utile au lieu d’être destructeur. Cette solution est abondamment utilisée un peu partout au Canada et aux États-Unis. Citons Churchil Falls, Thompson (Manitoba), Lake Erie-Niagara River. Cet endroit est spectaculaire. Une estacade de glace de 2,7 km est mise en place à chaque automne et est retirée à chaque printemps depuis au moins 1964. Gaspillent-ils leur argent?

La raison de procéder à une telle opération à chaque année est donnée clairement sur le site du Conseil international de contrôle de la rivière Niagara et je cite (traduction libre) :

«Pourquoi les organisme d’hydroélectricité installent une estacade de glace à la sortie du lac Érié à chaque hiver? L’estacade de glace est installée à chaque année pour accélérer la formation et la stabilisation de l’arc de glace qui se forme de façon naturelle à la sortie du lac Érié, près de l’embouchure de la rivière Niagara. Cette estacade est installée afin de réduire la fréquence et la durée des descentes de glace dans la rivière Niagara. Ces descentes de glace peuvent causer des embâcles, endommager les propriétés riveraines et réduire la quantité d’eau utilisable pour générer de l’électricité».

La préparation des estacades et la construction des ancres riveraines nécessaires à leur mise en place peut se faire rapidement et à un coût relativement faible.

Nous avons l’opportunité d’avoir le ministère de la Sécurité publique qui a donné le mandat à Bryan Morse, professeur à l’Université Laval, afin de produire un rapport sur des solutions. Il peut, sur cartes, rapidement identifier les endroits où cette solution peut avoir le plus grand impact. Ceci peut tout aussi rapidement être vérifié sur le terrain et les travaux relativement peu coûteux d’établissement d’ancres riveraines peuvent se faire cet automne, car la technologie est archi-connue.

Qu’est-ce qu’on fait? On demande à la nature de nous aider, plutôt de la regarder nous nuire? Pourquoi pas. Agir devrait coûter moins cher que de regarder l’eau et le temps couler et les gens déménager de façon saisonnière.

Monsieur François et monsieur Luc, il faut agir tout de suite pour le tronçon St-Georges et Beauceville.