Pour des rues piétonnes cet été

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
L’été sera bizarre. Pour l’instant, à peu près personne de peut faire de plan pour la saison estivale et «Balconville» sera peut-être la destination vacances de beaucoup d’entre nous.

Les restaurants et terrasses, s’ils finissent par obtenir le droit d’opérer à clientèle réduite, ne pourront certainement pas suffire à la demande estivale. Les files d’attente interminables à 2 mètres d’intervalle à la porte de ceux-ci en décourageront plusieurs. On devra d’ailleurs permettre le débordement de plusieurs dans les rues.

Le résultat? Une explosion de la circulation piétonnière et en mouvement. Des gens qui circulent, apportent leur lunch avec eux et se cherchent des coins à l’ombre ou une vaste terrasse aménagée sur le bitume pour s’arrêter quelques instants recharger leurs batteries avant de repartir.

Notre été sera différent de tout ce que nous avons connu. Il faudra que les villes s’adaptent et ferment des rues à la circulation automobile, question de faciliter l’espacement ce cette population qui n’aura jamais tant marché. Quoique pour des gens originaires de Montréal comme moi qui y ont passé l’un des étés de leur enfance ce sera un peu comme l’Expo 67, mais sans pavillon à visiter.

André Verville, Lévis

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LA DEUXIÈME COURBE

Le premier ministre Legault l’a dit : «Il y a deux mondes».

Cette pandémie nous le révèle amèrement, en effet, car on observe une première courbe, normale, qui nous permet de penser à reprendre vie et l’autre, qui conduit à la mort. On s’aperçoit qu’on a créé de toute pièce un monde parallèle pour les personnes âgées, je préfère dire «les anciens», pensant bien faire. Ils ont ainsi été «placés» dans des lieux connus sous les acronymes CHSLD, RI et RPA et on les a oubliées. Certains anciens s’y sont retrouvés par obligation, d’autres par choix, arrivés à un certain âge, après avoir «cassé» maison.

On se rend compte que ces milieux sont de facto des lieux de confinement et de promiscuité, où même les personnes moins vulnérables peuvent être sujettes à contagion.

Aussi faut-il insister pour privilégier dans le futur le maintien à domicile, car ce serait la préférence de la majorité des anciens. Les anciens veulent faire partie de la première courbe.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille