Ville résiliente et banlieues sans transport en commun: que faut-il comprendre?

POINT DE VUE / Dans son discours, la Ville de Québec se présente comme une ville résiliente. Toutefois, que faut-il comprendre de ce terme très à la mode? Wikipédia définit ainsi la ville résiliente : «Dans le cadre de l’aménagement du territoire ou de l’urbanisme est appelée ville résiliente la ville qui a la capacité de s’adapter aux événements afin de limiter les effets des catastrophes naturelles et de retrouver un fonctionnement normal le plus rapidement possible».

En quoi la construction de nouvelles banlieues au nord de Beauport comme le projet présenté pour le boisé au Nord de Villonet, peut-elle être une indication probante de la résilience de la Ville de Québec? Pour ma part, je ne verrais pas ça de cette façon.

Je crois que la Ville tient là un double discours, elle prêche le développement durable, mais rejette du revers de la main l’action citoyenne visant à protéger le boisé sur lequel il est envisagé la construction d’une «nouvelle banlieue» qui ne serait pas desservie par le transport en commun, selon le Beauport Express du 17 mai dernier. Pour certains, dont je suis, j’y vois là une certaine forme d’hypocrisie, hélas.

Une telle situation, comme d’autres similaires, nous permet de comprendre pourquoi les gens sont de plus en plus cyniques à l’égard des politiciens dont la crédibilité semble en baisse de façon continue. Quand ceux-ci se mettront-ils, pour vrai, à l’écoute des citoyens? J’avoue que je ne vois pas le moment où ce sera le cas et pourtant, ces politiciens sont supposés être nos représentants.