Éric Bauce, vice-recteur exécutif de l'Université Laval

Une insulte aux retraités de l'Université Laval

Réaction à l'article «Arbitre réclamé à l'Université Laval», paru le 22 février
L'attitude de M. Bauce envers les retraités de l'Université Laval est vraiment insultante. Il dit protéger les employés actuels. Que fait-il de tous les efforts des employés depuis le tout début de cette communauté universitaire? Est-ce que ça veut dire que ce cher monsieur utilise les compétences des gens et que, après, il les rejette d'un geste de la main? Ce n'est pas comme cela qu'on forme une société.
De plus, il devrait s'informer sur ce régime de retraite. Les employés ont payé pour ce régime. Il oublie que l'employeur était responsable des déficits du régime, qu'il a eu un congé de cotisation d'un an et qu'il a fait une demande de prolongation de remboursement du déficit de 5 ans à 10 ans. Il faut que l'Université soit consciente que la situation du régime est aussi sa responsabilité. Il est facile de tout mettre sur le dos des retraités qui ne sont pas là pour se défendre.
Lors de la signature des documents pour la prise de la retraite, on signifiait à l'employé qu'il ne pouvait plus changer sa décision ni modifier l'option choisie pour le paiement de sa rente. Il faut croire que ceci est à sens unique. Le retraité doit absolument respecter les règles lorsqu'il appose sa signature sur les documents officiels, par contre l'Université Laval peut y déroger.
Il faudrait que M. Bauce applique sa justice sociale et son équité à tous les acteurs passés et présents. Lorsque le régime de retraite était en bonne santé, l'université en a profité, comme mentionné plus haut par le congé de cotisation. De plus, l'indexation que les retraités ont présentement a été payée par eux. Le coût de cette indexation a été estimé et entièrement payé. Ce n'est pas un cadeau de l'université.
Est-ce qu'il est au courant que la rente moyenne des retraités est d'environ 21 000 $? S'il trouve que la situation est inusitée, il faut croire que les employés actuels ont une conscience sociale que M. Bauce n'a pas ou qu'ils comprennent que s'ils ne se battent pas aujourd'hui, ils ignorent ce qui les attend dans le futur avec des dirigeants grâcement payés... Il ne faut pas oublier que les présentes conditions des employés sont le fruit d'un travail des employés d'autrefois et que les employés actuels ne les laissent pas tomber. Ce n'est qu'un juste retour...
Il faudrait que M. Bauce descende de sa tour d'ivoire et qu'il arrête de vouloir mettre de la bisbille entre les générations.
Gilles Grenier, Retraité de l'Université Laval, Charlesbourg