Le premier ministre Philippe Couillard et son gouvernement sont-ils victimes d'une chasse aux sorcières de la part des médias?

Une chasse aux sorcières inutile

Certains médias écrits et parlés se feraient-ils complices de l'opposition pour chasser le PLQ du pouvoir?
Les citoyens, conscients que la corruption était érigée en système, tous partis confondus depuis l'époque Duplessis, ont consenti à une enquête publique.
Quoique cette commission d'enquête ne balayait pas très loin dans le passé, le voile a quand même été levé sur ces méthodes de retours d'ascenseur, connues de tous, mais jusque-là tolérées.
La Commission Charbonneau a coûté très cher aux contribuables. Mais elle a donné des résultats. La politique en 2017 se fait autrement.
Le PLQ de Philippe Couillard s'y conforme. L'éthique prévaut désormais dans la gestion de l'État. C'est un fait. La CAQ ou le PQ au pouvoir devraient aussi gouverner selon ces normes éthiques resserrées.
Les années de pouvoir du PLQ ont été fouillées. Beaucoup de députés ont été éclaboussés. Les Courchesne, Beauchamp, Normandeau en ont payé le prix. Sans compter le milieu de l'ingénierie. Qu'est-ce que ça nous prend de plus? 
Le Québec est une petite société. Aujourd'hui, et c'est tant mieux, politiciens et gens d'affaires doivent y penser à deux fois avant de se risquer à la corruption.
L'autoflagellation entretenue par l'opposition nuit au tissu social québécois. L'être humain étant ce qu'il est, le Québec ne fait ni pire ni mieux que les démocraties capitalistes. Par partisanerie électoraliste, péquistes et caquistes, incapables d'attaquer le PLQ sur son bilan économique, cherchent à rendre le PLQ de Couillard coupable par association de l'ère Charest.
Cette chasse aux sorcières ressemble à un aveu d'impuissance. Les citoyens aimeraient savoir ce que l'opposition aurait de mieux à offrir. Et jusqu'à maintenant on reste sur notre faim. Depuis les nouvelles normes éthiques instaurées suite à la Commission Charbonneau, se pourrait-il que l'opposition déteste voir le PLQ exercer le pouvoir dans ce contexte épuré? Et si la marque «libérale» en sortait réhabilitée?
L'enfer est rouge, le ciel est bleu! Faudrait surtout pas que ça change... Et l'intérêt des citoyens dans tout cela?
Hélène Beaulieu, Québec