Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a fait réaliser, il y a sept ans, une étude exhaustive sur un projet de tramway Québec-Lévis.
Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a fait réaliser, il y a sept ans, une étude exhaustive sur un projet de tramway Québec-Lévis.

Un tramway Québec-Lévis

Donald Charette
Donald Charette
Québec
POINT DE VUE / Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a fait réaliser, il y a sept ans, une étude exhaustive sur un projet de tramway Québec-Lévis, rien de moins!

Cette étude de 114 pages est apparue au cours des derniers jours sur le site du BAPE qui se penche toujours sur le projet de tramway de l’administration Labeaume. Elle surprend dans la mesure où il semble si compliqué, quelques années plus tard, d’avoir une vision du transport collectif qui unit les deux rives de Québec.

«Tramway de Québec et Lévis, modes de réalisation et financement» a été menée par la firme MMM en 2013. On parle de deux lignes de tramway qui se croisent dans le quartier Saint-Roch, soit une ligne de 22,3 km est-ouest et une ligne nord-sud de 6,6 km. À ce tracé de 28,9 km se greffe un prolongement de 7,7 km sur la Rive-Sud entre la 4e Avenue et le boulevard Alphonse-Desjardins. Le coût du tramway est estimé à deux milliards $ et on compare le projet aux réseaux de cinq villes: Nantes, Bordeaux, Calgary, Minneapolis et Portland.

Les auteurs soulignent qu’un réseau de transport en commun est déficitaire et que la Ville de Québec peut envisager plusieurs sources de financement pour couvrir les frais d’opération : percevoir une partie des droits de mutation, une taxe sur l’essence comme à Montréal, une taxe sur le stationnement toujours sur le modèle de Montréal, une hausse de droits d’immatriculation, une taxe de vente locale, une taxe sur la masse salariale. On évoque même de mettre un péage sur le pont Pierre-Laporte : «l’instauration d’un péage sur le pont Pierre-Laporte est une avenue envisageable pour le financement d’un futur tramway, mais qui nécessite des études plus approfondies», écrit-on.

Encore une fois dans ce projet, on a l’impression qu’on ne nous a pas tout dit.