Un régime public de soins dentaires est essentiel

Monsieur le Premier Ministre,

Notre association et les membres qu’elle représente sont très inquiets de l’absence de réelles négociations entre le Ministère de la Santé et des services sociaux du Québec (MSSS) et l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ).

Le programme public de soins dentaires du Québec, bien qu’incomplet, est essentiel si l’on souhaite offrir des services de base aux enfants ainsi qu’aux clientèles plus vulnérables tout en ayant une vision d’avenir. La santé dentaire est partie intégrante de la santé globale de chacun. La population ciblée par le programme dentaire public bénéficie ainsi de soins de prévention, de restaurations et de diagnostics plus élaborés qui maintiennent et même améliorent leur qualité de vie. L’expertise d’un dentiste pédiatrique est souvent de mise en collaboration avec d’autres intervenants pour bien encadrer les soins spécialisés requis ; c’est un travail d’équipe primordial.

Que ce soit en cabinet privé, en milieu hospitalier, dans le Grand Nord québécois ou sous la supervision de la santé dentaire publique, les soins dentaires doivent être fournis dans un contexte empreint de professionnalisme et de confiance. L’insécurité n’est pas bonne conseillère.

Nous convenons que la non-participation des professionnels impliqués est la dernière option à envisager lorsque la négociation se fait de bonne foi, mais il est d’autant plus navrant de constater que le ministre responsable du Régime de soins dentaires profite de l’occasion pour bâillonner un des seuls groupes qui se porte à la défense de ce dit Régime.

Il est tout à fait inacceptable qu’une absence de négociation laisse en plan les jeunes patients et la clientèle vulnérable du Québec. Ce Régime de soins dentaires publics existe depuis plus de 40 ans et nous espérons qu’il continuera de l’être dans le meilleur intérêt des patients. Les familles du Québec le méritent bien. Il est impératif que le dialogue entre le MSSS et l’ACDQ soit restauré au plus tôt afin qu’une entente puisse rétablir un sain climat de travail pour tous les dispensateurs de soins dentaires du Québec.

Monsieur le Premier Ministre, vous devez écouter ce plaidoyer et vous impliquer à trouver une solution pour que la situation dans laquelle nous nous trouvons n’évolue pas au détriment de la clientèle.

Louis-René Charette
Président Association des dentistes pédiatriques du Québec