Le «modèle québécois» nous fait attendre honteusement à l'urgence, nous donne des écoles piteuses et des infrastructures délabrées, estime l'auetur, qui implore le père Noël de lui offrir un nouveau parti.

Un parti neuf pour Noël

Cher père Noël,
Crois-moi que j'ai été sage cette année. Il faut avouer que mon gouvernement provincial m'a beaucoup aidé avec ses nombreuses hausses de tarifs et de taxes accompagnées d'aucune amélioration des services. Il m'en restait beaucoup moins pour ne pas être sage.
Mon gouvernement me dit souvent que notre modèle, le «modèle québécois», est très bon et qu'il faut lui faire attention. Mais moi, j'aimerais bien que tu le changes. Parce que ce modèle coûteux nous fait attendre honteusement à l'urgence, nous donne des écoles piteuses et des infrastructures délabrées.
Notre «modèle» ne comprend pas non plus que, pour avoir une économie vigoureuse, il faut avoir des entrepreneurs et des consommateurs dans une situation enviable qui leur est avantageuse. Pour les consommateurs, il faudrait laisser l'argent dans leurs poches. Ce sont eux qui feraient croître l'économie en dépensant selon leurs besoins. Pour les entrepreneurs, ça prendrait par exemple un allègement de la bureaucratie, une diminution des taxes sur la masse salariale, qui sont les plus hautes au Canada, entre autres. La meilleure façon de les aider serait de ne pas leur nuire! Appuyés sur notre «modèle», les partis en place nous proposent pourtant tous l'inverse! On soutire l'argent des consommateurs et des entrepreneurs pour ne faire que quelques privilégiés sous forme de subventions.
Donc mon premier voeu c'est que tu me trouves un meilleur modèle. Mais je ne suis pas paresseux, père Noël, je peux faire ma part : si tu ne peux pas pour le modèle, donne-moi juste un nouveau parti politique provincial dans lequel je pourrai m'impliquer pour changer ce vieux modèle.
Parce que, vois-tu, ceux en place l'aiment beaucoup trop, ce modèle, et veulent seulement en assurer la pérennité. Le PQ et le PLQ s'échangent le pouvoir depuis des années avec comme seule différence entre eux, la couleur qu'ils préfèrent, le bleu ou le rouge. Quant à la CAQ, les changements de positions du chef au gré des sondages, son interventionnisme économique, sa fermeture complète à la réelle mixité en santé, ne me donne aucun espoir. Merci beaucoup de m'avoir lu.
Daniel Castonguay, Saint-Roch-de-Richelieu