«La COVID-19 est un révélateur des inégalités sociales existantes au Québec», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.
«La COVID-19 est un révélateur des inégalités sociales existantes au Québec», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Un meilleur soutien financier pour les assistés sociaux

POINT DE VUE / Au Québec, environ 365 000 personnes dépendent de l’aide financière de dernier recours (aide sociale et solidarité sociale). Avec la crise sanitaire actuelle, ces personnes ont (et auront) encore plus de difficultés à combler leurs besoins de base.

Une personne vivant seule et jugée sans contraintes à l’emploi se retrouve avec une prestation mensuelle de 690 $. Après avoir payé le loyer, l’électricité et le téléphone, il ne reste presque plus rien.

Au milieu du mois, la plupart des personnes assistées sociales sans enfants n’ont plus un sou. Pour ce qui est des familles assistées sociales, elles attendent les allocations familiales avec impatience.

Comble de malheur, bien des organismes communautaires ferment leurs portes ou diminuent leurs activités, faute d’argent, de bénévoles et de salarié·e·s. Ces organismes viennent en aide aux personnes assistées sociales de multiples façons, notamment par l’aide alimentaire. Leurs services sont plus qu’essentiels.

La COVID-19 est un révélateur des inégalités sociales existantes au Québec. Si on doit tirer des leçons de cette crise, c’est qu’il faut mieux répartir la richesse, resserrer les mailles de notre filet social et, plus globalement, lutter contre la pauvreté.

À court terme, les gouvernements québécois et canadien doivent se préoccuper du sort des personnes assistées sociales, notamment celles qui vivent seules ou qui forment un couple sans enfants. Il est temps de leur apporter un soutien financier supplémentaire afin qu’elles puissent, elles aussi, se procurer toutes les denrées nécessaires à la survie en temps de crise.