«La solution ne se trouve pas dans des tronçons d’autoroutes ou un troisième lien routier, mais plutôt dans la mobilité durable que sont le transport en commun et l’autopartage», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Troisième lien: oui au transport en commun

POINT DE VUE / La population de la Rive-Sud de Québec a bien raison de souligner que ça lui prend de plus en plus de temps pour se rendre à Québec. L’étalement urbain sur chacune des rives du Saint-Laurent avec ses dizaines de milliers de véhicules additionnels en est la principale cause. On a récemment lancé une nouvelle mouture de ce que pourrait être un projet de troisième lien : un parcours reliant l’arrière de Lévis jusqu’au quartier Saint-Roch en passant sous le fleuve. Ce tracé semble tout à fait approprié puisqu’il desservirait des zones fortement denses en population. Le seul hic, c’est qu’on veut en faire un lien routier.

Transporter des passagers d’un secteur populeux à un autre est une brillante idée, mais vouloir déplacer des automobiles est complètement incohérent. Faire ainsi ne ferait qu’envenimer considérablement les problèmes de mobilité de notre capitale. L’heure n’est plus à l’asphalte, mais aux rails, il faut juguler l’hécatombe automobile et prendre dès aujourd’hui les bonnes décisions. Pour affronter ce défi, on doit penser autrement. La solution ne se trouve pas dans des tronçons d’autoroutes ou un troisième lien routier, mais plutôt dans la mobilité durable que sont le transport en commun et l’autopartage. Oui à une troisième voie exclusivement destinée au transport en commun, oui à un troisième lien sous forme de métro, de monorail ou de tramway; l’ajout de béton ou de bitume ne fera qu’envoyer un très mauvais message et perpétuera les problèmes en les pelletant devant.

Les enjeux de la mobilité et de l’aménagement concernent tous les citoyens où qu’ils vivent, car au bout du compte ils auront tôt ou tard à en subir les coûts, les contrecoups et les conséquences environnementales.