Troisième lien: deux gros problèmes

En réaction à la lettre d’opinion «Troisième lien : pourquoi tant d’opposition?» écrite par André Verville et parue dans Le Soleil le 11 septembre

Un lecteur du Soleil se demande pourquoi il y a tant d’opposition au troisième lien. Les raisons sont pourtant simples et nous les résumons ici.

Il y a fondamentalement deux gros problèmes à régler : 1) la congestion routière et 2) l’excès de CO2 qui provoque les changements climatiques.

Il y a congestion partout dans la ville de Québec parce qu’il y a déjà trop d’autos pour la capacité du réseau routier. Un troisième lien ne fera qu’accentuer ce problème. Le lecteur cite l’exemple de Mont­réal qui dispose de 22 ponts alors que cette ville subit d’énormes problèmes de congestion routière. Personne n’aspire à imiter Mont­réal quant à la congestion routière. Les évidences sont pourtant nombreuses qu’un troisième lien ne réglera en rien les problèmes de congestion du réseau routier une fois le pont traversé.

L’ajout d’un pont aura pour effet d’augmenter le nombre d’automobiles qui polluent. Or toutes les évidences scientifiques indiquent qu’il faut réduire le nombre d’autos en circulation pour éviter la catastrophe climatique qui s’en vient.

De plus, ce débat pour un troisième lien et son financement ont un caractère loufoque quand on sait qu’en 10 ans (ou 20 ans), les pouvoirs publics n’ont même pas trouvé les fonds pour entretenir et peinturer le vieux pont de Québec.

La véritable solution pour réduire simultanément la congestion routière et la pollution atmosphérique requiert moins d’autos en circulation. La construction d’un troisième lien va dans le sens contraire, elle est donc improductive. Pire encore : après avoir dépensé des milliards en construction sans avoir résolu la congestion ni la pollution, il y aura encore moins d’argent disponible pour mettre en place de véritables solutions à ces problèmes. Voilà pourquoi il y a tant d’opposition au troisième lien.