Système de santé: pas si sombre que ça

POINT DE VUE / On dit bien du mal de notre système de santé. Je viens de passer près de deux semaines à l’hôpital et je n’en dis pourtant que du bien.

Je remercie de tout cœur le personnel de l’Unité de médecine familiale de l’hôpital du Saint-Sacrement, des infirmières aux infirmières auxiliaires et préposé (e) s, pour leurs soins, leur attention, leur patience.

Je remercie les médecins pour le temps qu’ils ont consacré à m’expliquer mes problèmes de façon claire et détaillée, pour leurs conseils. On les critique trop aisément. Leur travail est difficile, leurs responsabilités sont lourdes, nos vies. Je ne nomme personne de peur d’oublier quelqu’un, mais tous se reconnaîtront.

J’ai aussi fait une visite d’un jour à l’Institut de cardiologie. J’ai été ébahi par la technologie, bien entendu, mais aussi par la rigueur de l’organisation, la bonne humeur des médecins, techniciens et autres. Tout cela apaise le patient et chasse ses inquiétudes.

Il y a bien sûr quelques irritants. Une nuit dans le corridor à l’urgence, c’est plutôt pénible, mais j’ai bien compris qu’on vous y parque quand on vous a stabilisé et que d’autres patients ont à leur tour besoin d’une attention soutenue.

J’ai peu mangé pendant cette période. La nourriture est moins que quelconque. Mais là aussi on y met des efforts. 

Des diététiciennes se sont enquises de mes goûts et le menu a été légèrement modifié. Le Corn Flakes a remplacé le gruau! Vous pouvez vous moquer, mais c’était beaucoup dans les circonstances.

Je ne suis pas naïf non plus. Je sais bien que le système a des ratés. Il faut distinguer le cas des malades qui arrivent à l’hôpital en ambulance et dont on s’occupe rapidement (c’était mon cas), et la situation souvent pénible de ceux qui sont moins malades et ne savent à quel saint se vouer pour se faire soigner.

Il faut enfin se garder de généraliser à partir de cas d’espèce, des histoires d’horreur qui font souvent la manchette. 

Tout n’est pas noir, bien au contraire. Je tenais à en témoigner.

Florian Sauvageau, Québec