Le Groupe St-Hubert compte plus de 10 000 employés, répartis au sein de deux divisions

St-Hubert, welcome

St-Hubert s'en va au Canada. Évidemment, l'assurance est donnée par monsieur Léger: le siège social va demeurer au Québec. On en a vu d'autres. C'est un refrain qu'on connaît bien.
Allégoriquement, l'évolution canadienne de cette entreprise québécoise s'est fait sentir bien vite quand on est passé du français du responsable de le vénérable institution québécoise qu'était Saint-Hubert à l'anglais du nouveau propriétaire.
En élargissant un peu la portée de l'événement annoncé hier matin, il est bon de rappeler que les intérêts et les profits d'une entreprise privée passent toujours avant toute autre considération. Et, dans cette perspective, on est en droit d'être inquiets de voir le gouvernement Couillard aller dans le sens du tout-au-privé. Car, même si on ne peut pas reprocher à une entreprise d'agir en fonction de ses intérêts, on se doit de ne pas laisser faire un gouvernement quand il confie au privé l'un ou l'autre des services publics que les Québécoises et Québécois se sont donnés dans les années 60 et suivantes.
Normand Breault, Montréal