La projection de la Ville de Québec à la suite de l'instauration du Service rapide par bus sur le boulevard Charest, à l'est de la côte Saint-Sacrement.

SRB: Pas trop tard pour corriger le tir

En réaction au texte: «La grande utopie du boulevard Charest» publié le 2 septembre
Merci M. Bourque pour cette mise au point sur un projet mort-né. La baguette magique tramway ou SRB dans un secteur urbain non stratégique et boudé par le marché (secteur Charest ouest) coûterait en effet très cher et ne règlerait rien côté étalement et congestion routière, bien au contraire. La capitale perdrait en grande partie la principale voie d'entrée routière au centre-ville provenant du sud et de l'ouest de la rive nord, déjà fort congestionnée (Duplessis-Henri IV-Robert-Bourassa) et rénovée à grands frais avec nos deniers publics. 
On aurait beau élargir nos autoroutes urbaines à cinq ou à six voies, le refoulement d'entonnoir n'y serait que plus grand et désastreux. Un principe physique inaliénable. Le projet du train de l'Est à Montréal et bientôt celui du REM dans ses portions banlieues ouest et Deux Montagnes vont frapper le même mur. Désolant de constater aussi bête entêtement politicien.
Pourtant l'exemple du métro de Montréal, construit en 1966..., devrait allumer quelques magiques lumières!! Eh bien 50 ans plus tard, toujours aucune frénésie immobilière et revitalisation viable autour des stations de quartiers défavorisés. J'inviterais le maire Labeaume à un circuit pédestre autour des stations Papineau et Frontenac, la portion Est de la ligne verte originale, la ligne centrale de cet emblématique projet de transport en commun au Québec. Ni le métro de 1966, ni les projets politiques comme la tour de Radio Canada ou les infrastructures olympiques de 1976 n'ont provoqué la magie rêvée.
Il est encore temps de corriger le tir M. Labeaume et faire de Québec un pôle urbain du 21e siècle prenant exemple sur vos bons amis de Bordeaux et de Lyon. Misons d'abord sur un premier circuit à fort potentiel d'usagers autour des circuits les plus achalandés du RTC tout en mettant en lien les secteurs convoités par le marché immobilier afin d'optimiser les retombées de ce lourd investissement public et créer la ville de demain. Il faudra espérer un minimum de consultation publique sur le projet final et l'intervention éclairée du gouvernement québécois qui paiera l'essentiel de la note.
Yves Marcil, Géographe-aménagiste