«Le projet, avec les informations qu'on a, ne passe pas la rampe, c'est clair», a lancé le maire de Lévis jeudi.

Se tenir debout

Lettre au maire de Québec, Régis Labeaume
Bonjour Monsieur le Maire, 
Je me demande si ce n'est pas un peu précipité que d'aller à l'encontre de la population de la grande ville de Québec pour donner sa détermination d'accepter Énergie Est sur notre territoire.
Pourtant, votre ami au bout de la 20, Denis Coderre, est contre, compte tenu des risques encourus pour nos cours d'eau, en particulier le fleuve Saint-Laurent qui est l'eau potable pour des milliers de gens. Il n'y a pas seulement le lac St-Charles, mais aussi le fleuve. Il est prouvé que ce pétrole est tellement lourd qu'on ne peut le raffiner à Saint-Romuald. Le maire de Calgary a dit que les Québécois n'ont pas à décider sur le sujet, mais uniquement le fédéral. Il faut avoir du culot pour affirmer une telle grossièreté.
Les États-Unis ont refusé Trans Canada, également la Colombie-Britannique. Et nous, au Québec, on accepterait comme des agneaux de la Saint-Jean-Baptiste. Pour servir de transit pour un pétrole qui, rendu dans les Maritimes, partira en bateaux pour être vendu outre-mer.
Il est encore temps de réfléchir à cet appui. J'ai 79 ans et j'espère ne jamais voir un tel projet se réaliser au Québec. Il y a des limites à subir du chantage de l'Ouest par la péréquation. Il faut se tenir debout.
Bien à vous, Monsieur le Maire, et longue vie.
Jean-Guy Caron, Québec