«Mais hélas, la pandémie n’a pas encore dit son dernier mot, surtout pas sur le printemps», écrit Yvan Giguère.
«Mais hélas, la pandémie n’a pas encore dit son dernier mot, surtout pas sur le printemps», écrit Yvan Giguère.

Se déconfiner, tranquillement pas vite

POINT DE VUE / Voilà, le mot qui est sur toutes les lèvres ces temps-ci : déconfinement. Le sol qui dégèle lentement après un long hiver ou encore l’ours tout engourdi qui sort de son hibernation sont des images qui peuvent s’appliquer à tous ceux et celles qui seront appelés à vivre le déconfinement. Nous passerons de confinés que nous fûmes à déconfinés que nous serons.

Si le confinement imposé à la mi-mars pour contrer la pandémie de la COVID-19 par le gouvernement du Québec nous a pris de cours par l’urgence de son appel immédiat, il en va autrement pour la délicate et prudente opération de déconfinement que nous serons appelés à entreprendre en ce début du mois de mai, dans ce que le printemps aura de plus beau à nous offrir. D’ailleurs l’odeur du lilas n’est pas très loin.

Car justement, la tentation sera forte de reprendre nos droits sur le printemps et sur nos habitudes. L’appel des terrasses, notamment, se fera grand, de même que l’appel des rencontres amicales ou familiales sur les cours arrière de nos maisons.

Mais hélas, la pandémie n’a pas encore dit son dernier mot, surtout pas sur le printemps. Nous devrons encore continuer à nous laver les mains avec vigueur et à respecter une distanciation physique entre nous. Nous devrons faire encore dans la prudence.

Et comme le dit si bien l’expression consacrée, nous devrons nous déconfiner tranquillement pas vite.