L'Assemblée nationale à Québec

Se commettre en tant que citoyen peut tout changer

La veille de la fin d'une grande noirceur !? La déséquestration de la parole d'un peuple souverain!?
La veille de la fin d'une grande noirceur !? La déséquestration de la parole d'un peuple souverain!?
Vente de feu et liquidation des gaz de schistes; nominations partisanes partout dans l'État jusque sur le banc de la justice; financements occultes des partis politiques; fuites à la Caisse de dépôt; menaces non contrées au Québec français; médiocrité du pain et des jeux dans l'amphithéâtre de la diversion universelle; du chacun-pour-soi au plus fort la poche bituminée, la tête dans le sable... l'atmosphère intoxiquée et polluée de l'ère nucléaire prospère grâce à «notre» laisser-faire.
Que faire? Réclamer des démissions, une Commission? Signer une pétition?
On l'a vu en Tunisie et en Égypte...
Se commettre en tant que citoyen peut tout changer. On l'a bien vu en Tunisie et en Égypte, piqués que nous sommes au soluté de l'information multimédiatique, cependant que nos fanfarons et souriants pharaons pensent impunément pouvoir danser en rond grâce à notre démission. La solution, c'est notre commission. Il faut se commettre. Que ça! Tout ça!
La collusion des amphithéâtres de la diversion ne fait qu'ajouter des lunettes roses aux aveugles qui pensent qu'on ne les voit pas. Notre démission donne aux potentats de la commission occulte un pouvoir de compromission sans condition. Ils compromettent au présent ce qui, mine de rien, mine et
contamine l'avenir. Notre avenir!
Les grandes marées annoncent pourtant la fin du monde. Quand elles reculent, elles ne nous oublient pas et reviennent même si on les oublie. Même le roc est contaminé, corrompu pas ce qui le mine de l'intérieur. Et il faudrait le fracturer sans précautions !? Déjà il s'effondre petit à petit, éclatant aux grands froids du rouleau compresseur de l'anonymat technocratique d'un Québec montréalisé. C'est toujours jamais la faute de personne.
Le Carnaval, soupape des pontes de la diversion, est la trêve qu'il nous faut pour mettre fin à notre démission citoyenne. C'est demain la veille d'un réveil salutaire. Le laisser-faire a fait son long feu d'accessoires artifices. L'essentiel chantier collectif achève son purgatoire de jachère. L'individualisme triomphant a produit sa dose d'impasses.
On peut mâcher de la gomme en marchant. On peut travailler pour soi, qui n'est jamais qu'une partie du nous qui l'a fait naître, et grandir en se souciant d'agir pour le bien commun. Chacun, nous sommes ce que nos devanciers nous ont légué en termes de gênes et de biens tangibles et intangibles. Ce legs n'est pas que personnel, il est collectif. Se saouler de soi, de veilles en gueule de bois, n'engage que des lendemains qui déchantent. La langue de bois ne désaltère que les intoxiqués du pouvoir taire. La parole d'un peuple n'est pas le salaire des vendeurs du temple du silence où chuchote la peur.
Bas les masques!
Si à tout saccage, malheur est bon, le bon chasse la brute et le truand. Bas les masques! Le Carnaval est derrière nous. Devant, c'est l'air respirable d'une commission perpétuelle de la vérité et la fin des messes basses. Prendre l'air sur la Place du peuple souverain du Québec s'impose. C'est le bon temps annonciateur du Printemps québécois.
Mon pays ce n'est pas que l'hiver du carnaval déprimé par la privation de lumière dans la grande noirceur concentrationnaire du dire tut. Mon pays, c'est aussi le vouvoiement d'un printemps du OUI au Pays des Lumières et de la Raison d'État. Quand donc ce peuple souverain a-t-il dit OUI à l'État du Canada corrompu par une démocratie tronquée au sommet ?
Si le Canada est si bon et bienfaisant que n'a-t-il pas sollicité et obtenu notre enthousiaste OUI?
Sa fallacieuse bonté est plutôt consubstantielle d'une tonitruante omerta, d'une impasse faite sur la sollicitation de notre libre OUI. Elle capitalise sur ce lourd et pesant silence pour s'approprier et liquider en douce notre capital fossile, nos avoirs collectifs, sans autre forme de procès. 40 milliards $ de fuites à la Caisse de dépôt du Québec via Toronto, des tonnes de fuites de gaz de schiste via les capitaux solides de l'Alberta, des kilos de fuites nucléaires multinationalisées sur le fleuve-océan Rabaskisé, des rames de fuites de post-it sur le dos des juges, des millions en fuites de taxes
amphithéâtres, des milliards en fuites d'impôts sous paradis fiscaux, pelleter toujours par en avant sans programme d'État digne de ce nom. Comme si la gouvernance sans OUI pouvait être le fin du fin démocratique d'une souriante dictature incapable de masquer la brutale corruption généralisée en sous-main par des truands qui abusent d'un OUI non-dit jamais sollicité. L'exemple vient de haut en matière de silence.
Dieu-Canada et Sa Majesté de droit divin virent que cela était bon!? Sa création sous bâillon et par défaut!? Vraiment !?
Maintenant on tient Vigile!
La clameur de la fin de l'ère nucléaire prend l'air citoyen et sort dehors dans l'aire libre de la Place du peuple souverain du Québec pour dire qu'on n'est ni aveugles, ni sourds, ni insensibles. On les voit, on les entend, on les sent faire. Mine de rien, nous sommes en éveil. Cela est! Cela paraît! Dès lors qu'on tient Vigile et pas seulement aux quatre ans dans les urnes fédérales et provinciales d'un État aux abois, gouverné par de pitoyables gouvernements de fin de Régime. C'est le long feu de leur langue de bois quand on ne les laisse plus parler à notre place sur «notre» place publique.
L¹Opération VIGILE du samedi annonce une commission citoyenne de vigilance perpétuelle. Tous les samedis 14h sous les fenêtres de l'Assemblée nationale du Québec, Place du peuple souverain du Québec. Faire de grands pas en marchant à petits pas.
Il ne sera pas dit que l'édit d'un État du Canada où le «toué tait toué» de la grande noirceur duplessiste règne universellement en maître est étanche. Suffit de peu pour mettre fin à l'omerta. Suffit qu'un seul prenne parole citoyenne. À plusieurs, c'est encore mieux.
À vos dires, citoyen,nes !
Luc Archambault, peintre, sculpteur, céramiste et... citoyen