Cardinal Health est le seul soumissionnaire pour la gestion du matériel médical dans les établissements qui relèvent du centre de santé et de services sociaux du Nord de Lanaudière.

Santé et services sociaux - Lettre ouverte aux principaux partis politiques du Québec

À la veille du débat des chefs, l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) intervient aujourd'hui dans la campagne électorale pour demander aux partis politiques d'indiquer les moyens qu'ils entendent prendre pour maintenir l'accès et la qualité des services offerts en ce moment dans notre système public de santé.
À la veille du débat des chefs, l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) intervient aujourd'hui dans la campagne électorale pour demander aux partis politiques d'indiquer les moyens qu'ils entendent prendre pour maintenir l'accès et la qualité des services offerts en ce moment dans notre système public de santé.
Le budget présenté en février par le ministre des Finances et de l'Économie prévoit une augmentation globale des budgets de la santé de l'ordre de 976 millions $, une somme insuffisante pour couvrir notamment la hausse des coûts des médicaments, des technologies et celle relative à l'accroissement du nombre d'usagers. De plus, la hausse prévue de 540 M$ de la rémunération des médecins est incluse dans ce montant. Il est clair qu'en l'absence d'une entente avec les médecins qui permettrait un étalement de cette hausse, les établissements de santé et de services sociaux se verraient imposer cette année un manque à gagner oscillant entre 400 M$ et 600 M$.
Si cela devait se produire, les établissements ne seraient plus en mesure d'offrir aux Québécois le même niveau de services auquel ils ont actuellement accès. Il faudra donc faire des choix.
De quels services devrons-nous nous passer?
Par souci d'équité, d'imputabilité, de démocratie et de transparence, ces choix reviennent au gouvernement. Il doit indiquer à la population quels services seront affectés.
Ainsi, à la veille du débat des chefs, l'AQESSS demande aux partis politiques de faire preuve de la plus grande transparence et de dire aux Québécois s'ils ont l'intention de négocier une nouvelle entente avec les médecins afin d'étaler la hausse prévue de leur rémunération. Et, dans le cas contraire, d'indiquer quels choix ils retiendront, quels seront les services affectés par les compressions et comment ils financeront leurs engagements électoraux.
L'accès aux services de première ligne
Par ailleurs, depuis le début de la campagne, les différents partis politiques ont pris de nombreux engagements en matière de santé et de services sociaux. L'AQESSS est heureuse de constater que ces engagements, bien qu'ils diffèrent sur le plan des modalités, ont tous pour objectif un meilleur accès aux soins de première ligne.
S'ils ont réellement l'intention d'améliorer l'accès aux services, les partis politiques doivent indiquer s'ils ont l'intention de revoir le mode de rémunération des médecins afin de le lier à des objectifs de performance clairs, associés à des mécanismes de reddition de comptes transparents et publics, et s'ils ont l'intention de prendre des mesures pour permettre à d'autres professionnels de la santé, comme des infirmières et des pharmaciens, de jouer un rôle accru et d'exercer plus de responsabilités cliniques.
Sur ces deux derniers points, il est important que la population québécoise sache que les provinces canadiennes ont déjà mis en place de tels mécanismes et que les résultats quant à l'accès et au suivi sont au rendez-vous. Il est temps que le Québec leur emboîte le pas.
L'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux regroupe 125 membres, soit les 92 centres de santé et de services sociaux (CSSS), les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers affiliés, les instituts universitaires et des établissements et CHSLD à vocation unique.
Diane Lavallée, directrice générale
Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux