Sacré projet d’exception!

POINT DE VUE / Les terres des Sœurs de la Charité représentent 204 hectares, soit à peine le tiers de la superficie totale des terres agricoles et des espaces naturels menacés par l’urbanisation via le Schéma d’aménagement et de développement révisé de l’agglomération de Québec.

«On voulait un projet d’exception à cet endroit-là», a reconnu Marie-Josée Savard mercredi.

À mon humble avis, il n’y aura jamais projet d’exception plus grandiose, intelligent et utile à toute une collectivité que la préservation et la mise en valeur agricole pour cette même collectivité du bien commun que représentent les terres des Soeurs de la Charité dans leur entier, pour en faire un garde-manger de proximité, et ce, à perpétuité.

Parlons-en au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat relié à l’Organisation des Nations-Unies. Il a une idée claire de quoi demain sera fait si on ne modifie pas maintenant nos pratiques individuelles et collectives.

Des bungalows privés ou des duplex aux toits verts, entourés de la plus luxuriante verdure et des carottes de façade les plus joyeuses au monde ne pourront jamais autant aider à atténuer les impacts des changements climatiques que le maintien d’une végétation nourricière, contribuant aussi à l’absorption naturelle des eaux de pluie, à la lutte contre les îlots de chaleur et à la préservation de la biodiversité.

Les bonnes idées sont légion pour élaborer des projets réellement novateurs. Pourquoi ne pas mettre de l’avant la relance de l’ancienne vocation vivrière (nourricière) de ces terres, cette vocation ayant d’ailleurs marqué l’essentiel de leur histoire depuis le tournant des années 1700. N’ont-elles pas été initialement concédées à des colons qui les ont défrichées, puis cultivées, individuellement ou collectivement, par des familles et diverses personnes, qui se sont succédé jusqu’au démantèlement de la Ferme SMA en 2007? Et elles sont encore cultivées maintenant: une location pour la production de céréales et de graines de semence.

Le sort des terres des Soeurs de la Charité doit être réglé, une fois pour toutes.

Que tous les partis politiques et commissions confondus.es en fassent à jamais les TERRES NOURRICIÈRES CONSACRÉES des Soeurs de la Charité.

Nous attendons 28 000 nouvelles familles à Québec d’ici 2036?

À la bonne heure ! Qu’on mette la table, nous aurons de quoi les nourrir!