«Pourquoi ne pas installer plusieurs bornes de recharge rapide dans chaque halte routière appartenant à l’État?» demande l'auteure de cette lettre d'opinion.

Rouler sans bornes

POINT DE VUE / Le gouvernement de la CAQ veut devenir le champion de l’électrification des transports, des bâtiments et des entreprises, de même que réduire la consommation de pétrole de 40 % d’ici 2030, soit dans un peu plus de dix ans… Voilà de louables ambitions!

Les véhicules électriques coûtent plus cher à l’achat que les véhicules à essence; cependant, ils ne requièrent ni entretien ni réparation de tout ce qui se cache sous le capot, sans compter qu’une recharge de batterie est bien moins onéreuse qu’un plein d’essence. Au bout du compte, les adeptes de l’énergie fossile ne réalisent aucune économie par rapport aux conducteurs de l’ère moderne, depuis l’achat de leur véhicule jusqu’à son remplacement quelques années plus tard.

Malgré les incitatifs monétaires qui réduisent le coût d’acquisition d’un véhicule électrique, ce qui freine le plus les gens à opter pour cette solution, c’est la crainte de tomber en panne d’électricité, particulièrement lors de longs déplacements.

Le premier ministre Legault annonce partout qu’Hydro-Québec dispose de nombreux surplus d’électricité. Pourquoi alors ne pas installer plusieurs bornes de recharge rapide dans chaque halte routière appartenant à l’État, ainsi que dans les stationnements des services et édifices gouvernementaux? On trouve à l’occasion des bornes de recharge de 240V, mais de tels équipements desservent davantage les employés qui y travaillent.

Panneaux routiers

Par la même occasion, pourquoi ne pas installer des panneaux routiers qui indiquent la présence de bornes de recharge de 400V le long des autoroutes et routes principales? Lorsque les gens verront qu’il existe bel et bien des bornes de recharge rapide (seulement 180 à l’heure actuelle sur tout le territoire du Québec), l’idée d’une voiture électrique commencera à faire du chemin dans leur tête, ce qui aidera l’atteinte de l’objectif de réduction des GES visé par la CAQ.

Lorsqu’on vise des objectifs, il faut prendre les moyens pour les atteindre. Ma suggestion pourrait répondre aux attentes de nombreux contribuables préoccupés par la santé de notre Terre d’accueil, mais freinés dans leur désir par la crainte de rouler sans bornes.