Rêver en temps de pandémie ?

POINT DE VUE / Curieux ! Je me rends bien compte, quatre mois bien sonné après le début de la pandémie de la COVID-19, que je rêve tout comme avant. En fait, les rêves que je fais, du moins ceux dont je me souviens, ne portent pas l’empreinte de la crise sanitaire que nous traversons. Ni amis qui meurent de la COVID-19, ni masques qui couvrent les visages des humains ne font office de présence dans mes rêves. Aucun cri, aucune manifestation anti-masques ne parsèment mes nuits.

Serait-ce que je suis de nature optimiste, de nature trop rêveuse justement?  

Serait-ce que je me range trop du côté de ceux et celles qui, par esprit de solidarité, répondent présents face aux mesures instaurées par nos deux ordres de gouvernement ?

Serait-ce que je suis de ceux qui se disent que de porter un masque en ce temps de pandémie est un geste logique, sensé et nécessaire? Un geste qui en aucune façon ne brime nos droits et libertés, comme semblent le scander des manifestants anti-masques.  

On a beau me dire qu’il y a de moins en moins de cas et de décès causés par la COVID-19 au Québec, mais une mort est une mort de trop.

En attendant les jours meilleurs et l’apparition d’un vaccin salvateur, n’est-il pas normal de faire encore dans la prudence? N’est-il pas collectivement de notre ressort de vouloir nous protéger encore d’un virus qui a la couenne dure et qui risque de prendre du mieux lors d’une possible deuxième vague ?

En attendant, je vais certes continuer à rêver la nuit comme si de rien n’était. Mais il me sera permis également de rêver le jour à une vie meilleure, post-COVID-19.

Et pour que le rêve se réalise, des gestes concrets doivent être posés. Le port du masque, dans les lieux publics en est un de ceux-là.