Rémy Normand

Rémy Normand, un mauvais porteur de ballon

POINT DE VUE / Le conseiller Jean Rousseau de Démocratie Québec a raison quand il affirme que Rémy Normand, le no 2 de la Ville de Québec, doit changer de ton ou cesser d’être le porte-parole du projet de tramway.

Le vice-président du comité exécutif s’est illustré lors des séances de consultation sur le tramway par son ton hautain et son attitude de monsieur-je-sais-tout. 

Pourtant, il avait bien peu de réponses concrètes à fournir aux citoyens inquiets et se retranchait derrière des études à compléter.

De façon bien peu élégante, il a rabroué publiquement le grand patron de Revenu Québec qui a osé défendre ses employés et exprimer une évidence : le tram devrait desservir ses 3000 employés. Monsieur n’aime pas être contredit. 

Le trajet emprunte plutôt la ligne d’Hydro-Québec et on a besoin d’une étude (eh oui! une autre étude!) pour déterminer si les deux circuits électriques peuvent cohabiter.

Le bras droit du maire Labeaume a démontré à nouveau son manque de flair politique quand il a dénoncé au cours des dernières semaines les commerçants de la route de l’Église qui se plaignaient des conséquences des importants travaux sur cette artère névralgique. C’est avec mépris qu’il a accueilli leurs doléances bien légitimes affirmant qu’ils n’ont pas su adapter leurs commerces.

Quand on dépense l’argent des autres, on devrait garder un peu de respect pour ceux qui risquent leur propre fric.

La Ville a désigné la conseillère Marie-Josée Savard pour tenter de calmer la grogne des gens d’affaires.

Le projet de tramway est un projet colossal qui va changer le portrait de la ville de Québec et bousculer les habitudes de ses citoyens et de ses commerces. Avant d’éventrer ses rues, la Ville doit faire preuve de transparence et d’un minimum d’empathie, une qualité qui est absente chez Rémy Normand.