Le MTQ ne prendra pas de pause dans son exploitation des radars photo.

Radars photo ou signalisation?

Je suis pour les radars photo. Ils concrétisent efficacement l'approche «coup de pied au derrière» parfois nécessaire pour faire changer les comportements au volant, en particulier dans les zones scolaires. Je conduis avec beaucoup de circonspection (pas plus de 50 km/h en ville) et n'ai obtenu dans ma vie qu'une seule contravention pour vitesse excessive. Je viens pourtant de choper ma quatrième contravention pour avoir dépassé la limite de 30 km/h dans la zone scolaire située en face de l'école Coeur-Vaillant-Campanile sur le chemin Sainte-Foy.
Un radar photo mobile y est installé de temps en temps. Mes deux dernières infractions ont été commises les 1er et 2 septembre derniers (à 10h55 et 11h47) et j'ai reçu les constats par la poste les 22 et 23 septembre. J'en ai pour 200 $ au total, plus les 200 $ payés en juin pour deux infractions identiques. Tabarnouche, ça fait quatre fois que je me fais pincer au même endroit!
Au bureau de poste où je vais quérir mes constats à coups de deux, l'employée m'a confié que servir autant de gens mécontents commençait à devenir dur pour le moral. J'ai pu voir son tiroir plein de constats probablement tous issus de ce même radar photo. Rien qu'aujourd'hui, elle en a reçu 30, sans compter ceux livrés au domicile des gens par les facteurs. Une personne est même venue chercher trois enveloppes adressées à son nom aujourd'hui.
Pour cette zone scolaire peu visible, force est de constater que l'approche répressive n'est pas efficace. Si le souci de l'État est d'accroître la sécurité des enfants en nous faisant ralentir de 50 à 30 km/h, qu'attendent donc les fonctionnaires pour installer à cet endroit un panneau lumineux clignotant montrant un écolier et la limite de 30 km/h, comme cela se voit autour d'autres écoles de Québec? Je promettrai alors d'aller chercher mes constats d'infraction muni d'un sourire au lieu d'un visage sombre, ce dont l'employée du bureau de poste sera heureuse.
Jean Lacoursière, Québec