Christiane Gagnon a été députée du Bloc Québécois pendant 18 ans, jusqu’à 2011.

Qu’est-ce que je fais là?

POINT DE VUE / C’est la question que plusieurs d’entre vous se sont posée en voyant que je me présentais à nouveau pour le Bloc Québécois à l’élection d’octobre, cette année.

Pourquoi je m’en vais là? Je n’aime pas ce que je vois. Je perds patience face à l’inaction du gouvernement à Ottawa. Je viens faire bouger les dossiers. Je viens travailler pour vous comme aucun député d’un autre parti fédéral ne peut le faire. Je reviens travailler parce que je connais ça, avec mes 18 ans d’expérience. Je reviens travailler, me battre quand il le faut, parce que je choisis Québec, je choisis le Québec. Je m’engage pour le Québec, ma passion, pour y faire triompher les valeurs de justice et de solidarité qui sont miennes et celles du peuple québécois.

Faire bouger les dossiers

L’environnement, ça vous dit quelque chose? Trudeau s’est fait élire sur une plate-forme plus verte que celle du NPD et depuis, il a acheté un pipeline et se bat pour en faire passer un autre en Colombie-Britannique. Les conservateurs d’Andrew Scheer veulent réanimer le pipeline Énergie Est qui devait traverser le Québec. Bref, à Ottawa, c’est une succession de déceptions et il faut que ça cesse.

Le pont de Québec qui rouille, vous connaissez? Ça fait plus de 20 ans que le CN et les gouvernements, tant libéraux que conservateurs, jouent au ping-pong avec ce dossier. Pendant ce temps-là, notre «premier lien», ce joyau du patrimoine, se détériore à une vitesse phénoménale. Qu’attend donc le député Duclos pour agir? Le déclenchement des élections d’octobre?

Et il y a les dossiers à venir : Ottawa pense à contester notre Loi 21 sur la laïcité; certains conservateurs veulent remettre en question le droit à l’avortement; la réglementation fédérale sur l’immigration empêche le Québec de diriger les immigrants là où on en a besoin. Alouette…

Comme aucun député d’un autre parti fédéral

Les députés des autres partis sont liés aux décisions de leur caucus, décisions qui font l’affaire du Canada. Les députés libéraux de Colombie-Britannique, même s’ils ne veulent pas que le pipeline Trans Mountain passe chez eux, sont obligés de se taire parce que le gouvernement de Justin Trudeau y tient mordicus.

Nous, au Bloc, on a la liberté de parole et d’action. C’est clair, on se bat pour les intérêts du Québec, point. Jamais on n’est obligé de trahir nos convictions parce que le reste du Canada n’est pas d’accord avec nous.

Oui, mais le Bloc ne sera jamais au pouvoir, disent certains d’entre vous. Évidemment, mais cela n’empêche pas de faire des gains pour le Québec peu importe le gouvernement au pouvoir. Voyez.

En 2005, le gouvernement Harper avait décidé de faire payer la totalité des coûts d’opération des brise-glace pour l’est du Canada par les seuls utilisateurs du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, les frais exigés des navires sur le Saint-Laurent auraient triplé et les profits auraient payé le coût des ports des Maritimes.

Les utilisateurs ont sollicité une rencontre avec le Bloc, qui détenait à ce moment la majorité des sièges du Québec. Ils nous ont demandé de les appuyer pour casser la décision. Le gouvernement a fini par plier sous la pression des bloquistes.

Autre exemple : l’immense cadeau que le gouvernement Trudeau voulait faire aux banques, en 2016, en voulant les exempter de notre Loi québécoise sur la protection des consommateurs.

Le Bloc a alerté le gouvernement Couillard qui n’avait rien vu passer. Quand le Québec a réalisé que le fédéral essayait de lui passer un sapin, cela a déclenché un tel tollé que le gouvernement a reculé et modifié sa loi. Imaginez maintenant la force du Bloc Québécois si les Québécois sont encore plus nombreux à nous élire.

Parce que j’ai de l’expérience

J’ai été députée du Bloc pendant 18 ans, jusqu’à 2011. Je serai efficace dès le lendemain de mon élection.

Yves-François Blanchet, notre chef, a su mobiliser les jeunes à se présenter pour le Bloc, mais a aussi besoin de personnes d’expérience au sein de son équipe. J’en ai. J’en ai vu de toutes les couleurs et je réponds à son appel.

Un député bloquiste a du pouvoir, du pouvoir pour ses commettants.

Parce que j’aime Québec

J’ai toujours été préoccupée par le développement de ma ville. Depuis 2011, je suis engagée auprès d’organismes sociaux et culturels, tant dans leur recherche de financement que pour mieux faire connaître leur mission. Mais c’est en étant députée que je peux faire plus pour la qualité de vie de tous mes concitoyens. Je veux porter la voix du Québec à Ottawa, dans le respect de ses choix, comme j’ai su le démontrer avec force et ténacité lorsque j’étais députée de la circonscription de Québec.

C’est ça que je m’en viens faire : vous dire la vérité de ce qui se trame à Ottawa, travailler pour le Québec et sur les enjeux qui vous concernent.