«Ça prend quelques années avant de rentabiliser un amphithéâtre comme le Centre Vidéotron. Ça se mesure sur 10, 20, 30 ans. Tu ne peux pas mesurer ça après quatre mois. Naturellement, on veut faire de l'argent le plus rapidement possible, mais ça va prendre quelques années avant de le rentabiliser», a dit M. Dion entrevue au Soleil.

Québec ou le «big small»

Le récent échec pour l'obtention d'une franchise de hockey professionnel vient malheureusement remettre les pendules à l'heure pour la ville de Québec. Le dénominateur commun devient : pas dans la cour des grands. Québec est condamnée, jusqu'à maintenant, à se contenter du «big small». La grande région de Québec, environ 850 000 personnes, possède les mêmes clubs de sport qu'une ville de 75 000 citoyens. Cherchez l'erreur!
Les principales équipes de sport à Québec connaissent du succès, que ce soit dans le hockey junior où les foules sont excellentes tout en profitant d'un équipement démesuré pour son calibre. Le football universitaire continue également son succès d'assistance pendant que l'équipe de baseball poursuit dans la même veine. Mais ce ne sont que des équipes de moindre importance et très mineures par rapport à leur calibre majeur respectif.
Des villes comme Winnipeg, Calgary et Edmonton profitent du hockey professionnel en plus de posséder des stades de football supérieurs à Québec. Nous ne pourrions même pas recevoir du baseball AAA, l'étape juste en bas des majeures, car nous sommes trop au nord et notre stade ne serait pas conforme aux normes de ce calibre. Nous sommes nés pour un bien petit pain. Le pire demeure que les citoyens s'enlisent silencieusement dans une complaisance et continuent de parler du hockey qu'ils avaient mais qu'ils n'ont pas. On appelle cela du «big small».
Michel Beaumont, Québec