Le tracé initial du train à grande fréquence de VIA Rail passerait par Montréal, Ottawa et Toronto, mais pas par Québec.

Québec ne doit pas manquer le train

Lettre ouverte à l'attention des élus de la grande région de Québec
D'ici quelques semaines, VIA Rail présentera son projet de train à grande fréquence (TGF) au gouvernement fédéral. L'itinéraire proposé se limite au trajet Montréal-Ottawa-Toronto puisqu'il s'agit du tronçon qui deviendrait le plus rapidement rentable selon le pdg de VIA Rail.
L'accessibilité des biens et des personnes est un principe de base du développement économique. Or, le corridor Montréal-Québec est un axe incontournable pour la province. D'ailleurs, on estime à près de 10 millions le nombre de déplacements-personne entre la capitale et la métropole chaque année (1). Québec n'est pas seulement une capitale politique, mais aussi un pôle économique majeur.
En effet, le secteur privé représente 87 % du PIB de la région. C'est donc dire que Québec n'est plus «une ville de fonctionnaires» comme nous l'entendions il y a quelques années. Le secteur des assurances, par exemple, compte 10 sièges sociaux dans la grande région de Québec.
Accepter que l'axe Montréal-Québec ne se réalise potentiellement que dans une phase ultérieure du projet aurait pour conséquence de couper l'économie de la province, et de défavoriser les entreprises d'ici. Un système de trains à plus grande fréquence entre Montréal et Québec est essentiel pour relier deux villes indissociablement unies par des liens d'affaires durables.
En 2016, la mobilité est un enjeu de premier plan. Ce sera encore plus préoccupant dans les années à venir. Pour que les entreprises continuent de se développer à Québec, la région a besoin d'être rapidement connectée à des infrastructures de transport dignes du XXIe siècle.
En plus de simplifier les déplacements entre les deux villes, ce projet créerait un «corridor du savoir» entre Québec, Montréal, Ottawa et Toronto en favorisant une plus grande mobilité de la main-d'oeuvre hautement qualifiée ainsi qu'un rapprochement des pôles universitaires et scientifiques.
Par ailleurs, une alternative de transport plus rapide attirerait davantage de visiteurs à Québec, en plus d'encourager le tourisme d'affaires de courte durée. Ce serait une excellente nouvelle pour les institutions culturelles et touristiques de la région.
La voiture occupe une place de choix dans le coeur des Québécois, mais imaginez si une alternative plus rapide, plus fiable et plus verte s'offrait à eux.
Les avantages environnementaux du projet de TGF ne sont plus à démontrer : réduction de la congestion routière, diminution de la pollution, etc. Ajoutons à cela des gains de productivité, tant pour les passagers que pour le transport de marchandises.
Sur les plans financier, économique, social et environnemental, faciliter le transport collectif entre Montréal et Québec représente des rendements plus que significatifs.
Le gouvernement fédéral doit absolument s'assurer que Québec figure dans le tracé initial proposé par VIA Rail. Le message est lancé par toute notre communauté. C'est maintenant le temps de se retrousser les manches pour obtenir un lien ferroviaire plus fréquent et plus efficace à Québec. Tous les élus de la grande région de Québec doivent se mobiliser en ce sens. Nous devons faire front commun face à cet enjeu
C'est maintenant que le train passe et Québec ne doit pas le manquer.
(1). Statistique Canada
Alain Aubut, président et chef de la direction, Chambre de commerce et d'industrie de Québec et membre de l'Alliance économique de Québec
P.-Michel Bouchard, président-directeur général, Société du Centre des congrès de Québec Denis Brière, recteur, Université Laval
Yvon Charest, président et chef de la direction, Industrielle Alliance, Assurance et services financiers
Claude Choquette, président, Groupe Le Massif Michel Dallaire, président et chef de la direction, Fonds de Placement Immobilier Cominar
et président du conseil régional de Québec de l'IDU Québec
Pierre Dolbec, président, Corporation des parcs industriels de Que¿bec et membre de l'Alliance économique de Québec
Luc Dupont, président et chef de la direction, Immanence Intégrale Dermo Correction (IDC) Daniel Gélinas, directeur général, Festival d'été de Québec Mario Girard, président-directeur général, Administration portuaire de Québec Stéphan La Roche, directeur général, Musées de la civilisation
Constance Lemieux, présidente et chef de l'exploitation, secteur Assurance de dommages, La Capitale Assurance et services financiers et présidente de Puissance Onze
Monique F. Leroux, présidente du conseil et chef de la direction, Mouvement Desjardins
Robert Mercure, directeur général, Fairmont Le Château Frontenac Sylvie Paquette, présidente et chef de l'exploitation, Desjardins Groupe d'assurances
générales
Claude Racine, président, SAGE - Mentorat d'affaires et membre de l'Alliance économique de Québec
Nicolas Rioux, directeur général, Ubisoft Québec Steve Ross, président, Jeune Chambre de commerce de Québec et membre de l'Alliance
économique de Québec
Steven Ross, président et chef de l'exploitation, secteur Assurance de personnes et services financiers, La Capitale Assurance et services financiers
René Rouleau, président du conseil et chef de la direction, La Capitale Assurance et services financiers
Anick Tardif, présidente du conseil d'administration, VETIQ et membre de l'Alliance économique de Québec
Stéphane Thériault, directeur général, Chambre de commerce de Lévis