Audrey Parker, atteinte d'un cancer en phase terminale, a décidé de devancer la date de sa mort.

Quand mourir?

En réaction à la chronique «Mourir avant son temps» du journaliste Patrick Duquette parue le 2 novembre.

M. Duquette aborde un sujet très dérangeant dont on tente de baliser la portée avec extrême prudence par la loi: quand mourir?

Question bouleversante qui heurte nos valeurs profondes teintées de réticences blindées nous invitant à demeurer dans une incertitude sécurisante. L’aide médicale à mourir impose le consentement éclairé du patient. 

De la lucidité dont on peut mesurer toute la clarté n’étant pas perturbée par la progression de la maladie qui entrave cette capacité de décider avec netteté. Une question de synchronisme en quelque sorte pour que le geste médical soit validé. Mais la réalité en amplifie la confusion et le caractère dramatique. Audrey Parker doit devancer sa mort pour anticiper les imprévus susceptibles d’annuler ce droit de mourir. 

Et le gros bon sens! Le débat s’étire avec ses nuances, ses réserves, ses complexités. M. Duquette met en évidence d’autres éléments problématiques: les cas d’Alzheimer en progression, la population vieillissante et tout leur impact. La querelle des anciens et des modernes en quelque sorte, un brassage d’idées et, enfin, plus de lumière au bout du tunnel... Quand mourir avec dignité authentique; il faut y arriver!

Douglas Beauchamp
Québec