L'hôpital de l’Hôtel-Dieu de Québec, dans le Vieux-Québec

Préservons la façade du centre de recherche sur le cancer de l’Hôtel-Dieu

POINT DE VUE / Merci à Baptiste Ricard-­Châtelain qui nous renseigne sur les travaux en cours à l’édifice Saint-Patrick du CHU de la Capitale-Nationale dans le Soleil du 16 janvier 2020.

À titre de résident du secteur, je peux affirmer que c’est au cours de l’été 2018 que sont apparus les premiers treillis métalliques nécessaires à la sécurisation de la façade conservée de la vieille église Saint-Patrick construite en 1831. Le tapissage de treillis s’est poursuivi au cours de l’été 2019 et l’on s’affaire maintenant à procéder à d’autres travaux «pour ne pas endommager l’intégrité du bâtiment» comme le précise la porte-parole du CHU de Québec citée par M. Ricard-Châtelain.

Les impératifs de sécurité ne commandaient pas d’agir autrement et les autorités du CHU de Québec assument entièrement leur responsabilité en agissant comme ils le font dans ce dossier. À long terme, quel sort réserve-t-on toutefois à la façade que l’on a admirablement préservée et intégrée en 1996 au modernisme qu’est devenu le 9, rue McMahon, composante du Centre de recherche clinique et évaluative en oncologie (CRCEO).

Lors de rencontres d’information, tenues en novembre, on a pu entendre les représentants du CIUSS de la Capitale-Nationale décrire ce qu’ils projettent faire des bâtiments de l’Hôtel-Dieu de Québec dans le contexte du déménagement graduel des installations actuelles vers le méga centre en construction sur le site de l’Enfant-­Jésus d’ici 2025. Les intéressés en trouveront une présentation générale sur le site de l’organisme. C’est toujours à des fins de recherche et d’enseignement que l’on destinerait la vocation des locaux actuels du CRCEO, ce qui apparaît logique compte tenu de la nature des équipements que l’on y retrouve.

Tout cela est bien rassurant, mais est-ce suffisant pour garantir l’intégralité architecturale de la façade patrimoniale du bâtiment? Prévoit-on la restaurer? Est-elle condamnée à exposer ses prothèses métalliques à perpétuité? Devra-t-on se résigner à la démolir après l’avoir sécurisée pour ne conserver que la partie moderne et solide de l’édifice?

Je souhaiterais avoir l’assurance de la préservation de cette façade magnifique, œuvre de Thomas Baillargé, qui témoigne d’une page importante de notre histoire nationale.