Présence essentielle des infirmières en CHSLD

Les femmes et les hommes qui sont hébergés aujourd'hui en CHSLD ne sont pas des inconnus. Ce sont nos pères, nos mères, nos oncles, nos tantes ou nos amis. Et ils n'y sont pas par choix. Ils y sont parce qu'ils sont malades, fragiles, en perte importante d'autonomie et qu'ils requièrent des soins soutenus. Ils sont souvent aux prises avec plusieurs maladies chroniques, notamment des troubles cognitifs, et au moins 20 % souffrent de troubles mentaux. Ils doivent prendre de nombreux médicaments et recevoir des traitements.
Les femmes et les hommes qui sont hébergés aujourd'hui en CHSLD ne sont pas des inconnus. Ce sont nos pères, nos mères, nos oncles, nos tantes ou nos amis. Et ils n'y sont pas par choix. Ils y sont parce qu'ils sont malades, fragiles, en perte importante d'autonomie et qu'ils requièrent des soins soutenus. Ils sont souvent aux prises avec plusieurs maladies chroniques, notamment des troubles cognitifs, et au moins 20 % souffrent de troubles mentaux. Ils doivent prendre de nombreux médicaments et recevoir des traitements.
Ces femmes et ces hommes, qui ont contribué à bâtir le Québec dans lequel nous vivons, ont besoin d'aide et, particulièrement, des soins que prodiguent les infirmières. Les infirmières évaluent les besoins de ces personnes, décident des approches et des traitements que requiert leur état de santé et les soignent. Pour ce faire, les infirmières doivent être présentes à tous les quarts de travail dans les CHSLD. C'est le coeur de la réponse qu'a faite l'Ordre à la question posée par la Commission de la santé et des services sociaux: comment modifier les services et les soins pour améliorer la qualité de vie des résidents?
Pour les aînés qui y demeurent, les CHSLD sont un authentique milieu de vie, qui doit être sécuritaire, qui doit pouvoir être personnalisé et favoriser leur autonomie au quotidien. C'est aussi un milieu de vie qui doit leur offrir les soins infirmiers qui répondent à leurs besoins. Les infirmières soignent les maladies chroniques mais offrent aussi des soins aigus et les soins palliatifs que requiert leur condition, pour leur bien-être personnel et pour l'ensemble de la collectivité.
C'est non seulement une question de qualité de vie, mais aussi une question de prévention. Certaines études établissent que de 45% à 67% des hospitalisations peuvent être évitées lorsque les infirmières sont présentes en nombre suffisant pour offrir les soins requis.
C'est pourquoi l'OIIQ estime que le gouvernement du Québec doit garantir la présence continue d'infirmières aux résidents des CHSLD et faire en sorte que cette présence s'exprime en nombre suffisant. L'Ordre demande aussi au gouvernement de favoriser l'arrivée d'infirmières praticiennes spécialisées dans les CHSLD, de même que le développement des soins palliatifs et des soins de fin de vie.
Pour l'OIIQ, il s'agit de solutions qui permettront de bien prendre soin des personnes hébergées et de s'assurer de leur qualité de vie dans les CHSLD. Collectivement, c'est le moins que nous puissions faire pour celles et ceux qui nous ont précédés sur le chemin de la vie.
Lucie Tremblay, présidente-directrice générale de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec