Il y a beaucoup trop de restaurants à lévis, estime l'auteur. «La tarte est toujours de la même grandeur, mais les pointes rapetissent».

Pourquoi tant de restaurants à Lévis?

Lettre au maire de Lévis, Gilles Lehouillier
J'ai toujours pensé jusqu'à maintenant que votre parti était un parti à l'écoute des petites entreprises, qui avait une bonne compréhension des difficultés et des besoins que ces dernières vivent au quotidien, afin de leur offrir des conditions d'exploitation favorables à leur croissance et leur rentabilité. J'espère encore aujourd'hui ne pas m'être trompé. 
Je m'inquiète d'abord du nombre d'établissements toujours croissant et le nombre de nouveaux restaurants me décourage. La ville de Lévis n'est pas New York; il y a beaucoup trop de restaurants. Puis, j'entends dire qu'il s'en ouvre d'autres. La tarte est toujours de la même grandeur, mais les pointes rapetissent.
En effet, il n'y a que 450 habitants par restaurant dans la grande région de Lévis et Chaudière-­Appalaches. En comparaison, ils sont près de 1500 à New York.
Il y a quelques années, un règlement municipal assurait qu'on ne peut plus ouvrir de nouveaux restaurants. Les restaurants existants sont donc là pour rester. Mais si le fonds de commerce est vendu et qu'il devait changer de vocation, il ne redeviendra jamais un établissement de restauration. Je prends exemple de Sainte-Foy : on ne peut en ouvrir à tous les coins de rue.
Je tiens, par cette lettre, à vous aviser que cette demande n'est pas désirée par la très grande majorité des joueurs de l'industrie de la restauration. Pire encore, ils jugent qu'elle serait désastreuse pour la rentabilité de leur entreprise.
Je suis propriétaire d'un restaurant à Lévis depuis huit ans. Dans les faits, depuis les hausses importantes des coûts de nourriture des dernières années, les profits réalisés sur la vente de nourriture, dans mon restaurant, sont restreints et proviennent de l'achalandage de la clientèle.
Dans ce dossier, nous attendons de votre parti qu'il soit à l'écoute d'une industrie qui réclame une modernisation des lois et des règlements touchant des nouveaux permis de restauration sur le territoire de la ville de Lévis.
Pierre Lemelin, propriétaire franchisé, CORA Lévis