Pourquoi développer dans un milieu humide?

Le quartier Legendre annoncé par Cominar dans Le Soleil, le 29 juillet, va se concrétiser, semble-t-il, en partie, à tout le moins, dans un milieu humide. Le promoteur s'engage à «compenser» cette perte.
On a pourtant pu constater, au printemps, lors des inondations qui ont affecté plusieurs régions du Québec que les milieux humides jouent un rôle d'une très grande importance. Le ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques inscrit sur son site que «Les biens et services écologiques qu'ils procurent à la société représentent indéniablement un moteur pour l'économie locale, régionale, nationale et mondiale. Il est donc primordial de conserver ces milieux, particulièrement dans les régions où les développements urbains ont contribué à leur dégradation ou à leur disparition.»
Les spécialistes ont indiqué que la disparition de ces milieux humides avait pu considérablement aggraver ce phénomène du printemps 2017. Mais à la Ville de Québec, on semble satisfait d'un engagement du promoteur à compenser la perte de ce milieu. De plus, à ma connaissance, c'est le deuxième cas de développement immobilier dans un milieu humide, un projet est en développement dans le nord de Charlesbourg.
Pourquoi les promoteurs ne choisissent-ils pas des terrains où il n'y aurait pas de milieu humide? Pourquoi la Ville de Québec ne paraît pas avoir d'objection à la réalisation de tels projets, connaissant l'importance de ces milieux pour préserver l'environnement? Est-ce qu'il est vraiment possible de compenser cette perte de milieu humide? Ne serait-il pas plus simple de bâtir ailleurs? 
Pourquoi être si pressé de développer des quartiers nouveaux alors qu'on a su par une étude de la Société canadienne d'hypothèque et de logement, un peu plus tôt ce mois-ci, que la région de Québec avait une abondance de logements? Enfin, les prix de ces maisons - si on considère le prix du terrain - allant d'environ 400 000 $ à plus d'un million $ sans compter les frais habituels tels que taxes de toutes sortes et frais de notaire, il ne s'agit pas là de propriétés destinées à des personnes, dont les salaires sont autour de la moyenne, soit 27,70 $ l'heure en 2016, selon les médias.
Nicole Moreau, Québec