Pourquoi détester les éoliennes?

Autrefois admirées pour leur élégance, leurs vertus environnementales, leur côté high-tech et finalement l’industrie, le savoir-faire et l’emploi qui en résultent, les éoliennes ont maintenant perdu leur aura. Dommage.

Produire de l’électricité avec le vent, ça m’a toujours fasciné. C’est gratuit le vent, et au Québec, on en a beaucoup. On a, en plus, de superbes montagnes arrondies qui permettent non seulement d’accélérer le vent, mais en plus d’aménager avec des pentes acceptables les chemins qui permettent d’acheminer ces imposantes structures à leurs sommets.

Un pilote d’hélicoptère avec lequel j’ai travaillé récemment les déteste. On le comprend, elles constituent un risque pour tout aéronef qui doit quelquefois circuler dans cet espace quelquefois limité entre le sol et les nuages. Plusieurs résidents qui vivent à proximité se plaignent du bruit, un grand nombre ne veulent pas les voir ruiner la superbe ligne des sommets de montagnes à l’horizon. Le clan des détesteurs d’éoliennes croît d’année en année.

La toute dernière raison de les détester, c’est maintenant leur rentabilité. Les politiciens y sont très sensibles, soucieux qu’ils sont de supporter des projets qui ont toutes les vertus économiques d’une saine gestion des fonds publics.

Comme partisan de la cause environnementale, ça me désole qu’on trouve autant de raisons de les détester. On a besoin d’électricité, jusque dans nos iPhones et nos brosses à dents et bientôt pour nos véhicules. L’électricité produite par les éoliennes est certainement encombrante, mais elle est propre. En ces moments difficiles pour l’environnement sur la planète, pour moi ça n’a pas de prix.

André Verville, Lévis