«Un pont ou un tunnel reliant la 40 et la 20 via la route 171 à Saint-Nicolas serait beaucoup plus utile et moins coûteux pour décongestionner le pont Pierre-Laporte», suggère l'auteur de cette lettre d'opinion.

Pour une agence métropolitaine de transport Québec-Lévis

POINT DE VUE / J’ai encore en mémoire l’expression figée du ministre des Transports, François Bonnardel, bombardé de questions à l’Assemblée nationale sur la pertinence du projet de troisième lien. Comme un chevreuil pris devant les phares d’une voiture, il répétait toujours la même réponse.

En juin dernier, dans les jours suivant l’annonce que le gouvernement optait pour un tunnel de neuf kilomètres près de l’île d’Orléans, il était facile de deviner l’incrédulité des commentateurs radio, pourtant en faveur d’un troisième lien, essayant avec peine de justifier ce choix pour le moins bizarre.

Ces mêmes commentateurs, qui s’en prennent en général au gouvernement sur le gaspillage des fonds publics, avaient en effet du mal à digérer cette option et les coûts faramineux qui s’y rattachent alors que cela ne répondait en rien aux problèmes de congestion à l’approche du pont Pierre-Laporte. Quiconque veut franchir le fleuve pour se rendre à Québec, à Lévis, en Beauce ou à Montréal ne peut envisager faire un long détour par l’île d’Orléans, qui plus est en empruntant un tunnel interminable et probablement payant.

Un pont ou un tunnel reliant la 40 et la 20 via la route 171 à Saint-Nicolas serait beaucoup plus utile et moins coûteux pour décongestionner le pont Pierre-Laporte. Mais ce travail de planification devrait être la mission d’une agence de transport métropolitain couvrant la région métropolitaine (RMR) de Québec-Lévis (800 000 habitants) travaillant à des solutions techniquement justifiées à l’abri des doléances politiques.