Pour un respect sonore de l’environnement

POINT DE VUE / À quelques reprises, tout près de chez moi, je «vois» occasionnellement une grosse moto rouler sans plus de bruit qu’une voiture ordinaire. Il est donc possible, pour ces adeptes du plein air à grande vitesse, de profiter des belles journées estivales sans nuire à notre environnement sonore.

Mais pour la majorité des grosses motos, rouler plus silencieusement, ça n’est pas un objectif; bien au contraire. Sans aucune raison, on écoeure le peuple et celui-ci haït de plus en plus ces motocyclistes adeptes des plus gros décibels au détriment de la quiétude environnementale à laquelle ont droit les personnes civilisées. Comment voulez-vous que celles-ci puissent appuyer des revendications au sujet des primes très élevées de l’immatriculation de ces bolides?

Dans votre édition du 18 juillet, on apprend que le ministre Bonnardel veut régler, d’ici 2020, le problème de l’immatriculation de ces engins dont le bruit, faut-il le rappeler, ne peut être contrôlé par les policiers. Dans ces négociations, ne devrait-on pas y introduire cet aspect sonore de ces véhicules en prévoyant une réduction substantielle des frais d’immatriculation pour les motos plus silencieuses et revoir à la baisse le nombre de décibels permis pour celles-ci?

Monsieur le ministre, à vous d’agir pour un meilleur environnement sonore!