Martine Ouellet incarne un changement de cadre stratégique, selon les auteurs.

Pour reprendre l'offensive

Lettre d'appui à la candidature de Martine Ouellet à la chefferie du Bloc
Considérant que c'est la même personne qui vote aux élections québécoises et aux élections fédérales, nous, indépendantistes, voulons soutenir un parti qui exprime notre vision de l'avenir politique du Québec. La mission du Bloc n'est certes pas de réaliser l'indépendance mais de la préparer et de créer des conditions favorables à sa réalisation. Nous voulons élire des députés qui utiliseront les ressources que nous sommes forcés d'investir dans la fédération canadienne pour en faciliter notre sortie. Cette mission est d'autant plus nécessaire que le Parti québécois ne fera pas pendant quatre ans la critique du régime fédéral et qu'il faut être prêt pour le référendum qu'il veut tenir en 2022.
Le Bloc québécois a besoin d'un chef qui, dans les meilleurs délais, pourra nous remettre sur la route de l'indépendance.
Agir sur la scène fédérale ouvre des horizons et permet non seulement d'être près des dossiers pour défendre les intérêts du Québec mais aussi de mieux connaître les politiques régaliennes de l'État canadien que nous devrons nous-mêmes mettre en oeuvre dans les prochaines années. Les députés du Bloc pourront préparer les dossiers de transition entre le Québec province et le Québec nation. Ils pourront alimenter le débat au Québec sur les orientations des politiques fédérales et participer ainsi à la prise de conscience de la nécessité de faire l'indépendance.
Le Bloc pour remplir cette mission a besoin d'un chef qui fait clairement la promotion de l'indépendance, qui a une expérience gouvernementale et qui est déterminé à dynamiser la vie du parti pour faire de ses militants des relais actifs du discours indépendantiste dans leur milieu de vie. Martine Ouellet a démontré par la cohérence et la constance de son engagement qu'elle est la personne la plus apte à relever ces défis.
En politique, il n'y a rien de pire que de tergiverser et d'attendre que la conjoncture change. Pendant qu'on ne fait rien, les autres prennent des initiatives, occupent l'espace public et fabriquent le consentement au statu quo. C'est ce qui est arrivé au mouvement indépendantiste dans les 20 dernières années.
Il faut oser sortir des sentiers battus et reprendre l'offensive pour changer la donne et remobiliser les militants indépendantistes. Il faut innover, rompre avec la routine politique et contester l'ordre établi pour montrer qu'on peut changer les choses. Martine Ouellet incarne ce changement de cadre stratégique.
Denis Monière (président de la Ligue d'Action nationale) 
Robert Laplante (directeur de L'Action nationale)
Andrée Ferretti (écrivaine)
Gilbert Paquette (professeur)
France Théoret (écrivaine)
Gilles Toupin (journaliste)
Andrée Yanacopoulo (écrivaine)
Pierre Dubuc (directeur de L'Aut'journal)
Danielle Letocha (professeure de philosophie)
André Binette (avocat)
France Giroux (professeure de science politique)
Michel Paillé (démographe) 
Lucille Beaudry (professeure de science politique)