Aux yeux des auteurs de cette lettre, Sophie D'Amours représente - et de loin - la meilleure candidate pour assumer le rôle capital de rectrice.

Pour redorer le blason de l'Université Laval

Le 26 avril prochain, les 145 membres du collège électoral de l'Université Laval - dont 24 ont le mandat de représenter les étudiants - auront la lourde responsabilité et le grand privilège de choisir qui de Sophie D'Amours, Éric Bauce ou Michel Gendron deviendra le ou la 26e recteur ou rectrice de la plus vieille institution d'enseignement supérieur francophone en Amérique du Nord.
Le 26 avril prochain, les 145 membres du collège électoral de l'Université Laval - dont 24 ont le mandat de représenter les étudiants - auront la lourde responsabilité et le grand privilège de choisir qui de Sophie D'Amours, Éric Bauce ou Michel Gendron deviendra le ou la 26e recteur ou rectrice de la plus vieille institution d'enseignement supérieur francophone en Amérique du Nord.
Les récentes années, et plus particulièrement la dernière, n'ont pas été de tout repos pour notre institution et sa communauté. Conflit de travail, hausse salariale de certains dirigeants fortement contestée, campagne publicitaire maladroite, gestion de crise grossière et manque de communication suite aux agressions sexuelles survenues sur le campus... S'ajoutent à tout cela des vagues de compressions budgétaires qui ont eu des effets dévastateurs sur le financement de plusieurs services, facultés, écoles, départements, et ce au détriment des étudiants ainsi que de la qualité des activités d'enseignement et de recherche qui leur sont offertes. Ces évènements ont eu pour conséquence l'apparition d'un climat morose sur le campus et d'une impression de manque de transparence. Comme si une déconnexion s'était tranquillement effectuée entre la haute direction et le reste des membres de la communauté universitaire au profit de l'instauration d'une «culture du secret».
Malgré tout, en tant qu'étudiants et étudiantes de l'Université Laval, nous restons fiers et profondément attachés à notre institution ainsi qu'à ses valeurs de réussite et d'excellence. C'est pourquoi, à défaut d'avoir le droit de vote, nous prenons la parole pour nous faire entendre. Nous croyons que cette course au rectorat est l'occasion parfaite pour exprimer nos aspirations pour notre université et notre désir profond de changement à sa direction.
À nos yeux, Sophie D'Amours représente - et de loin - la meilleure candidate pour assumer le rôle capital de rectrice. Sa détermination, sa volonté de travailler en équipe et son désir de transparence ne sont que quelques raisons sur lesquelles nous fondons notre choix.
D'abord, sa conception du rôle de l'Université dans la Cité rejoint nos aspirations et nos valeurs. Plus qu'un simple partenaire économique, elle voit en notre institution un acteur capable de répondre aux besoins et aux défis de notre société. De plus, sa volonté de préserver le nécessaire équilibre entre l'enseignement à distance et l'enseignement en classe, tout en redynamisant les méthodes d'apprentissage, nous rassure. Alors que certains voient en la virtualisation des activités universitaires la panacée, plusieurs d'entre nous s'interrogent sur les conséquences d'une telle approche. L'enseignement à distance a certes ses avantages, mais si nous avons choisi d'étudier ici, c'est que nous tenons à ce que notre formation conserve sa qualité et les liens essentiels étudiants/professeurs qui ont fait la réputation de notre université.
Dans une ère de compressions budgétaires, de pertes de services et d'investissements inégaux d'une faculté à l'autre, nous voyons d'un bon oeil sa volonté de répondre aux étudiants «oubliés». À titre d'exemple, sa prise de position pour l'adoption d'une politique familiale afin de répondre aux besoins des parents étudiants nous interpelle particulièrement. Soulignons également sa position face à la généreuse prime d'après mandat des hauts dirigeants de l'Université : elle la trouve inacceptable et s'engage à y renoncer.
Madame D'Amours est certes une «bourreau de travail» comme en témoigne son passage au vice-rectorat à la recherche et à la création, mais elle est aussi une candidate profondément humaine, ancrée dans son milieu et proche des gens. Sa tournée des différentes facultés témoigne de sa volonté de reconstruire les ponts entre l'administration universitaire, les professeurs, les membres du personnel de soutien et les étudiants. Ce geste en dit long. Avant le début de sa campagne, nous ne pouvions dire la dernière fois où nous avons vu quelqu'un de la haute direction manger dans la même cafétéria que nous.
Les enjeux de cette course au rectorat vont plus loin que les rêves d'une seule personne. Il s'agit de ceux de dizaines de milliers d'étudiants, de professeurs, chargés de cours, membres du personnel et partenaires de l'Université Laval. Au fil de cette course, des débats et des échanges, nous croyons sans aucun doute que Sophie D'Amours est la seule à détenir les compétences, le talent, la ténacité et le leadership nécessaire pour assumer la charge du rectorat dans l'intérêt de toute la communauté. Pour elle, nous ne sommes pas des «clients». Nous sommes des étudiants à qui elle ne souhaite pas uniquement offrir des «services», mais surtout avec lesquels elle souhaite bâtir une université à leur image, c'est-à-dire un milieu d'apprentissage dynamique et valorisant.
C'est pourquoi nous demandons aujourd'hui aux 24 membres étudiants du collège électoral, celles et ceux qui ont le devoir de représenter nos intérêts et notre volonté, de l'appuyer massivement. Nous les invitons à se rallier à notre analyse: l'élection de la première rectrice en 350 ans d'histoire est une chance unique de remettre l'Université Laval sur les rails, pour qu'enfin elle fasse à nouveau la fierté de tous ses membres!
Cette lettre est signée par 150 étudiants membres de l'Université Laval.
Au nom des signataires: Philippe Dubois (science politique), Cécile Gagnon (philosophie), Marc-Antoine Proulx (génie industriel)