«Ma mère aurait pu diriger General Motors mais elle nous a dirigés à la place», a déclaré à la blague Lucien Bouchard.

Pour que le Bloc Québécois devienne le parti de tous les souverainistes

L'annonce du changement de camp de Maria Mourani et le départ du chef du Bloc Québécois cette semaine amènent les militants et militantes à la réflexion. C'est un moment idéal pour les débats d'idées. Certains critiquent le Bloc en affirmant qu'il ne travaille pas vraiment à l'indépendance et permettrait, au contraire, l'amélioration et la réforme du cadre constitutionnel canadien. Il est donc temps de donner au seul parti fédéral qui représente vraiment les Québécois et Québécoises les orientations désirées. Un de ces débats incontournables est celui qui porte sur l'affiliation aux partis nationaux. C'est connu, le Bloc Québécois était considéré par plusieurs comme étant le parti «frère» du PQ sur la scène fédérale. Or, le mouvement souverainiste a évolué, plusieurs mouvements ont émergé et la conjoncture politique actuelle est propice à cette discussion. En effet, un congrès aura lieu en mai 2014, et nombreux sont les souverainistes non-affiliés au PQ qui désirent contribuer au Québec libre en s'impliquant au sein du Bloc.
L'annonce du changement de camp de Maria Mourani et le départ du chef du Bloc Québécois cette semaine amènent les militants et militantes à la réflexion. C'est un moment idéal pour les débats d'idées. Certains critiquent le Bloc en affirmant qu'il ne travaille pas vraiment à l'indépendance et permettrait, au contraire, l'amélioration et la réforme du cadre constitutionnel canadien. Il est donc temps de donner au seul parti fédéral qui représente vraiment les Québécois et Québécoises les orientations désirées. Un de ces débats incontournables est celui qui porte sur l'affiliation aux partis nationaux. C'est connu, le Bloc Québécois était considéré par plusieurs comme étant le parti «frère» du PQ sur la scène fédérale. Or, le mouvement souverainiste a évolué, plusieurs mouvements ont émergé et la conjoncture politique actuelle est propice à cette discussion. En effet, un congrès aura lieu en mai 2014, et nombreux sont les souverainistes non-affiliés au PQ qui désirent contribuer au Québec libre en s'impliquant au sein du Bloc.
Pourquoi le Bloc Québécois?
Le Bloc Québécois a été créé par des élus fédéraux, dont l'ex-premier-ministre Lucien Bouchard, suite à l'accord du Lac Meech en 1991. Face à l'échec de la confédération canadienne, ce parti était destiné à être dissous après une éventuelle victoire référendaire. Ceci dit, tant que l'indépendance ne sera pas faite et que le gouvernement fédéral présentera des candidats au Québec, le Bloc Québécois aura toutes les raisons d'exister.
En effet, en votant pour le Bloc Québécois, les citoyens envoient un message clair à Ottawa, comme quoi ce système parlementaire monarchique n'est pas le leur, qu'il ne représente pas leurs intérêts et que leur seul gouvernement légitime est celui du Québec. «Nous ne voulons pas être dirigés par une autre nation, nous voulons être indépendants. Nous voulons un pays qui nous ressemble et non un pays qui nous enchaîne dans un cadre constitutionnel forcé. L'époque de la dépendance est terminée, le Québec est rendu ailleurs et nous sommes prêts à être maîtres chez nous.» C'est le message que les électeurs envoient au gouvernement fédéral, et celui-ci est toujours d'actualité, surtout avec un Philippe Couillard qui veut sceller le Québec dans la constitution canadienne.
La seule voie possible : un terrain neutre pour tous les souverainistes
C'est autour de cet esprit que le Bloc doit rallier les militants souverainistes de tous les horizons. En effet, notre devoir est de faire primer cette cause sur toute autre considération partisane. Josée Legault écrivait récemment : «Que pourrait contribuer le Bloc dans la mesure où l'avancement de l'option souverainiste n'est même plus au coeur de l'action politique du Parti québécois depuis plusieurs années?» Le Bloc Québécois doit contribuer à la cause nationale en faisant la promotion active et la pédagogie de l'indépendance et en devenant un terrain neutre et ouvert à tous les souverainistes qui désirent contribuer à son progrès, qu'importe leurs allégeances partisanes nationales.
Ce doit être un lieu au sein duquel les militants de tous les partis peuvent travailler ensemble à bâtir un pays et à clamer haut et fort leur désir commun de liberté. Il faut mentionner que nombreux sont les souverainistes qui ne sont pas forcément affiliés au Parti Québécois, et ce, pour diverses raisons. Avec la pluralité des mouvements et partis souverainistes sur la scène nationale, le Bloc doit pouvoir accueillir tous les militants de façon neutre. C'est, à mon sens, la seule voie possible pour le Bloc.
Investir les instances
Les militants ont maintenant le devoir d'emprunter la voie qui permettra d'envoyer un message clair au gouvernement canadien. Pour ce faire, il faut encourager tous les souverainistes à investir les instances du Bloc Québécois et à participer au congrès qui aura lieu en mai 2014, pour que soient adoptés des statuts et positionnements démontrant un réel objectif indépendantiste, une neutralité et une ouverture vis-à-vis des souverainistes de tout horizon. Ce sera aussi l'occasion de donner au Bloc les orientations voulues. Il faut dire clairement ce qu'on veut pour se faire entendre. Il est temps que tous les souverainistes reprennent ce parti et travaillent dès maintenant à construire un pays.
Étienne Forest, ex-membre de l'exécutif national du FJBQ, Montréal