Plaidoyer pour un assouplissement législatif entourant la location touristique occasionnelle

Le tourisme est une industrie extrêmement volatile qui est assujettie aux fluctuations du marché économique mondial, à la température, au prix de l'essence, aux modes, etc. Imposer un cadre fiscal et législatif strict à tous et sans distinction est insoutenable. La location touristique occasionnelle est devenue un jeu d'enfant grâce aux plateformes de réservations en mode P2P (peer-to-peer). Mais ce phénomème est loin d'être nouveau, c'est sa démocratisation à l'aide des outils technologiques modernes qui l'est. Le développement touristique de régions comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine a grandement profité de la location touristique occasionnelle entre particuliers. Qui ne connait pas quelqu'un qui a déjà loué un chalet aux Îles pour une semaine ou deux en croyant cette pratique légale?
Le tourisme est une industrie extrêmement volatile qui est assujettie aux fluctuations du marché économique mondial, à la température, au prix de l'essence, aux modes, etc. Imposer un cadre fiscal et législatif strict à tous et sans distinction est insoutenable. La location touristique occasionnelle est devenue un jeu d'enfant grâce aux plateformes de réservations en mode P2P (peer-to-peer). Mais ce phénomème est loin d'être nouveau, c'est sa démocratisation à l'aide des outils technologiques modernes qui l'est. Le développement touristique de régions comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine a grandement profité de la location touristique occasionnelle entre particuliers. Qui ne connait pas quelqu'un qui a déjà loué un chalet aux Îles pour une semaine ou deux en croyant cette pratique légale?
À l'heure actuelle, la loi sur les établissements d'hébergement touristique permet tout de même une certaine latitude. En effet, la location touristique sans accréditation sur une base occasionnelle comme par exemple lors du Grand Prix de Montréal est permise. Il suffit que les conditions suivantes soit remplies:
-la période de location n'excède pas 20 jours au cours d'une même année;
-vous n'avez pas d'autres revenus provenant de la location de chambres.
Qui plus est, Revenu Québec n'exige pas que les revenus générés à une telle occasion soit ajoutés au revenu annuel. Cette exclusion permet à une région d'absorber un flux touristique saisonnier, ponctuel ou événementiel et permet par le fait même la participation à un plus grand nombre de personnes aux activités. Nous n'avons qu'à penser aux festivités entourant le 400ième anniversaire de la ville de Québec en 2008. Alors que les hôtels de la ville affichaient complet et que les convives étaient redirigés vers des hôtels situés à l'extérieur de la ville, il est évident que l'hébergement dit illégal est venu combler ce manque. Ne s'agit-il pas d'une application concrète de la loi de l'offre et de la demande jadis enseignée en cinquième secondaire?
Il y aurait lieu d'étendre cette exclusion à un plus grand nombre de jours par année dépendant des régions et des événements. En obligeant les propriétaires de chalets et chambres chez l'habitant à obtenir une accréditation de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), on les oblige à assumer à l'année les coûts d'une assurance responsabilité de 2 millions et à payer les frais annuels liés à l'accréditation (environ 280$). Les propriétaires de chalets en régions touristiques assujetties aux fluctuations du marché touristique et les propriétaires urbains qui louent ponctuellement une chambre chez eux n'ont pas d'association et n'ont donc pas été représentés lors comité sur l'hébergement illégal qui s'est tenu pour la première fois le 16 janvier. Or, ces acteurs sont des parties prenantes du développement touristique régional. Depuis la dénonciation médiatique par les protagonistes de l'industrie touristique du phénomène de l'hébergement dit illégal, ils vivent sans doute dans la peur et seraient bien mal à l'aise de s'unir afin de former leur propre association.
Ariane Plaisance, exploitante d'une chambre chez l'habitant accréditée par la CITQ
Lévis