La décision du futur emplacement du Centre Monseigneur Marcoux, ainsi que celle de consulter ou non les citoyens, revenaient entièrement et uniquement à son conseil d'administration.

Pas d'ingérence au Centre Monseigneur Marcoux

Monsieur Yvan Ouellet part d'une déclaration du maire de Québec prononcée dans le cadre des auditions publiques sur le projet de loi 122. Ce faisant, il souhaite démontrer, à l'aide d'un exemple, soit celui du déménagement du Centre Monseigneur Marcoux au parc Bardy, que l'administration municipale actuelle ne consulte plus. Ainsi, il laisse sous-entendre que «ces autres moyens de consultation» ne sont tout simplement pas au rendez-vous et que le maire Labeaume serait de mauvaise foi.
Loin de moi l'idée de remettre en question le droit de monsieur Ouellet de critiquer l'administration de monsieur Labeaume, ou encore de me porter à la défense du maire. C'est à titre de président du Centre Monseigneur Marcoux, et plus précisément parce que cet exemple ne vient tout simplement pas soutenir son propos, que je réagis. Monsieur Ouellet mentionne «qu'à la séance du conseil de quartier de Maizerets du 10 janvier dernier, des membres du conseil d'administration du Centre Monseigneur Marcoux, invités par la conseillère municipale, ont appris aux citoyens que tout était fait.»
En effet, c'est moi-même, en tant que président du centre, qui en ai fait l'annonce. Il ajoute plus loin que «les citoyens du quartier auraient pu donner leur avis dans une consultation en amont, organisée par la Ville ou par le conseil de quartier, portant notamment sur l'emplacement du futur centre.» C'est là que monsieur Ouellet, en tout respect pour ce citoyen impliqué, fait erreur.
En effet, le Centre Monseigneur Marcoux est un centre autonome doté d'un conseil d'administration élu par les citoyens de sa communauté locale. La décision du futur emplacement du centre ainsi que celle de consulter ou non les citoyens revenaient donc entièrement et uniquement à ce conseil d'administration. La Ville de Québec ne pouvait en aucun cas se mêler de cette décision, le conseil de quartier non plus. Le contraire aurait été de l'ingérence. Le choix du parc Bardy comme emplacement est donc notre décision, comme je l'avais mentionné lors du conseil de quartier du 10 janvier dernier évoqué ci-haut. Enfin, en ce qui a trait aux consultations, nos usagers ont été consultés au cours de l'année et le tout a culminé lors de notre dernière assemblée générale annuelle, où ce sujet n'a fait l'objet d'aucun débat.
Stéphan Viau, président du Centre Monseigneur Marcoux