«Pour les citoyens(nes), je demeure convaincue encore aujourd'hui que les employés ainsi que les équipements du ministère des Transports du Québec sont prêts à répondre aux événements susmentionnés et que vous êtes en droit de profiter de leurs expertises au moment requis et non pas après 10-13 heures d'attente dans le froid...», écrit l'auteur, qui a été responsable de la mission «Transport» au MTQ.

Où était le Plan ministériel des mesures d'urgence en sécurité civile?

Une tempête annoncée, une occasion «rare» de connaître la venue d'un événement dans le domaine de la sécurité civile! Alors pourquoi cette bévue?
À titre d'information citoyenne, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a adopté en juillet 2008 un plan de mesures d'urgence pour répondre à différents types d'événements majeurs tels tremblements de terre, inondations, pandémie, feux de forêt, etc., donc les tempêtes de neige. Suite à la mise en oeuvre de ce plan, une formation à la grandeur du MTQ (de janvier à mars 2009) a été orchestrée pour tous les intervenants impliqués lors d'événements tant au niveau du personnel ouvrier, contremaîtres et gestionnaires dans les directions territoriales sous l'égide du Service de la sécurité civile du MTQ de l'époque avec l'appui de la sous-ministre adjointe, Anne-Marie Leclerc.
Nous étions prêts avec une coordination étroite avec le ministère de la Sécurité publique, section sécurité civile. Que s'est-il passé? Je ne peux absolument pas blâmer le personnel du ministère des Transports du Québec, encore moins Anne-Marie Leclerc, sous-ministre adjointe, car durant les quelques années dans cette organisation, je n'ai pu que constater la qualité et le dévouement des hommes et des femmes sur le «terrain» lors des événements à titre d'exemple lors des grandes marées et des feux de forêt. Ils sont prêts, qualifiés et surtout dévoués, soyez-en sûr! Alors que s'est-il passé?
Dans tous événements majeurs en sécurité civile, le facteur important est celui d'une saine gestion et d'une coordination des équipes d'intervention sur le «terrain», il se nomme le timing pour le déclenchement des mesures d'urgence.
Pourquoi le Centre des opérations gouvernementales (COG), qui est les yeux et les oreilles de la sécurité civile, n'a-t-il pas réagi? Pourquoi la mission « transport» du MTQ n'a pas été enclenchée avec le processus d'alerte gouvernementale? Où étaient les Centres intégrés de la gestion de la circulation de Québec et de Montréal (CIGC) qui sont les «yeux» de la circulation sous les caméras, ainsi que le Service de la sécurité civile du MTQ?
Dans toute intervention d'urgence, le temps de réaction associé à l'analyse de la situation pour une prévention, préparation, intervention et un rétablissement (PPIR) est «primordial».
Je suggère de relire le plan d'intervention du PMMUSC du MTQ, l'application de la chaîne de commandement et des délais d'intervention. Peut-être qu'une solution au problème vécu par le MTQ serait d'envisager une nouvelle tournée de formation en sécurité civile au sein de son organisation?
Pour les citoyens(nes), je demeure convaincue encore aujourd'hui que les employés ainsi que les équipements du ministère des Transports du Québec sont prêts à répondre aux événements susmentionnés et que vous êtes en droit de profiter de leurs expertises au moment requis et non pas après 10-13 heures d'attente dans le froid...
Ginet Potvin, Québec, ex-responsable de la mission «Transport» au Ministère des Transports du Québec