Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le recrutement de travailleurs étrangers temporaires représente une solution rapide et nécessaire. Il est donc primordial que les programmes qui permettent leur venue soient modulés pour offrir une réponse adéquate aux besoins du marché du travail québécois, écrit le ministre Jean Boulet.
Le recrutement de travailleurs étrangers temporaires représente une solution rapide et nécessaire. Il est donc primordial que les programmes qui permettent leur venue soient modulés pour offrir une réponse adéquate aux besoins du marché du travail québécois, écrit le ministre Jean Boulet.

Ottawa doit agir immédiatement

Jean Boulet
Jean Boulet
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale
Article réservé aux abonnés
POINT DE VUE / Le Québec a un problème aigu de rareté de main-d’œuvre dans des secteurs névralgiques à sa reprise économique. Il y a des consensus dégagés et reconnus par l’ensemble des partenaires du marché du travail. 

Au-delà des appuis, nous demandons simplement à Ottawa de nous consentir les outils nécessaires et essentiels à nos entreprises et à nos travailleurs.

Les défis imposés par la pandémie ont commandé des mesures ambitieuses de la part de nos gouvernements respectifs. La relance économique passe notamment par la reprise de l’emploi et nous demandons ainsi de mettre en place des solutions novatrices afin d’aider nos communautés d’affaires à profiter de ce nouvel élan.

Les données relatives au marché du travail sont sans équivoque : le Québec présente le taux de chômage le plus faible au Canada (6,6 % en avril 2021) et le deuxième taux de postes vacants le plus élevé (4,1 % au quatrième trimestre de 2020). La rareté de main-d’œuvre, qui caractérisait le marché du travail québécois avant la pandémie, fait à nouveau sentir ses effets dans plusieurs secteurs d’activités et de nombreuses régions. Les besoins en main-d’œuvre d’un grand nombre d’employeurs québécois sont criants et s’intensifieront à mesure que la relance économique s’accélérera. Dans certains cas, l’accès à la main-d’œuvre décidera de la survie ou de la fermeture des entreprises.

Dans ce contexte, le gouvernement du Québec est particulièrement actif et déploie des solutions afin de favoriser la formation et la requalification de la main-d’œuvre disponible. Il supporte également le virage 4.0 pour augmenter la productivité de nos entreprises. Les programmes d’immigration permanente constituent un des outils qui s’offrent au Québec. Toutefois, les effets de l’immigration ne se feront sentir qu’à moyen et long terme si l’intégration est réussie. 

Parallèlement, le recrutement de travailleurs étrangers temporaires représente une solution rapide et nécessaire. Il est donc primordial que les programmes qui permettent leur venue soient modulés pour offrir une réponse adéquate aux besoins du marché du travail québécois.

C’est dans cet esprit que le Québec a récemment formulé à Ottawa certaines demandes bien spécifiques dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires, à savoir : 

  • l’admissibilité des professions peu spécialisées au traitement simplifié;
  • la hausse du seuil maximal de 10 % pour tous les postes dans les secteurs où les besoins de main-d’œuvre sont importants;
  • la fin du refus de traitement des demandes visant certains postes dans les secteurs des services d’hébergement et de restauration et du commerce de détail.

Ces demandes s’inscrivent dans un horizon de court terme. Elles sont nécessaires pour soutenir rapidement un grand nombre d’entreprises dont la pérennité a été mise à mal par la pandémie et n’ont aucun lien avec les seuils d’immigration.

Tandis que le gouvernement fédéral tarde à répondre à nos demandes, il convient d’être clair : ces demandes sont plus que raisonnables et reflètent les besoins du marché du travail et des entreprises. Elles ont été maintes fois relayées par un ensemble de partenaires, qui appuient la démarche du gouvernement du Québec.

Nous convions donc Ottawa à répondre positivement aux demandes du Québec. Nous devons avoir en main tous les outils nécessaires pour soutenir nos citoyens et nos entreprises dans cette période charnière, afin que tous puissent profiter de la prospérité nouvelle qui pointe à l’horizon.