Kevin O'Leary, un Montréalais, ne parle pas français.

O'Leary séparatiste?

La course à la chefferie du Parti conservateur, dans sa préparation, nous révèle des vérités pour le moins surprenantes et décevantes. Dans cette catégorie, en tête de liste, la palme revient d'emblée à Kevin O'Leary. Ce Québécois né à Montréal et certifié mordicus unilingue anglophone rêve de diriger le Canada. Pourtant, nous retrouvons deux langues officielles reconnues par le Parlement fédéral, le français et l'anglais.
Pendant ce temps, M. O'Leary se cache, toiles baissées et rideaux tirés, dans son bureau en attendant que le débat des candidats passe en français avant de soumettre sa candidature. Ce Montréalais, un ablatif absolu, s'affiche comme un rouleau compresseur devant tout ce qui est de langue et culture francophone, une allergie morbide qui lui procure une maladie de peau. Il se targue de parler la langue de l'emploi et de l'économie en faisant fi du français, pourtant une langue officielle au Canada. Tous les jeunes Canadiens ouverts sur le monde prônent la connaissance d'au moins deux ou trois langues. Voilà tout un camouflet envers M. O'Leary.
Entre vous et moi, comment cet homme pourra-t-il montrer l'exemple en étant unilingue anglophone, défendre les langues officielles et gagner les suffrages au Québec; son inconscience inquiète! À mes yeux, il représente l'exemple parfait du séparatiste de l'autre côté de la clôture. Bonne chance, M. O'Leary, vos affaires politiques ne connaîtront pas le même succès et seront déboutées. 
Michel Beaumont, Québec