«Les brigadiers scolaires sont les piliers de la sécurité des trajets. Ils évitent le pire à ce que nous avons de plus précieux, nos enfants», écrivent les auteurs de cette lettre d'opinion.

Nous appuyons les brigadiers scolaires

Monsieur Labeaume,

Au début de l’année scolaire, votre administration a diminué d’environ 20 % les heures de travail des brigadiers scolaires, faisant passer la semaine typique de 15 à 11,25 heures. À maints égards, il s’agissait d’une mauvaise décision.

Tout d’abord, cette coupure est une menace à la sécurité des écoliers. Elle est incohérente avec la Stratégie routière 2020-2024 de la Ville de Québec. Pourtant, «sécuriser les trajets scolaires» est identifié comme un des grands thèmes de cette Stratégie. La Ville y affirme même que «la sécurité des enfants dans les zones scolaires continue d’être l’une des priorités».

Les brigadiers scolaires sont les piliers de la sécurité des trajets. Ils évitent le pire à ce que nous avons de plus précieux, nos enfants. Ils sont dévoués à leur protection. Ils leur permettent de traverser de manière sécuritaire des artères dangereuses. Ils participent à l’éducation des jeunes en matière de bons comportements piétonniers.

Également, cette coupure risque de participer à l’appauvrissement du tissu social dans nos milieux de vie. Les brigadiers scolaires sont au cœur de nos quartiers. Ils assurent une présence régulière, stable et rassurante, non seulement pour les parents et pour les enfants, mais aussi pour l’ensemble des résidents. Ils facilitent les moments de convivialité, de bon voisinage et d’interaction humaine.

Enfin, cette coupure représente une bien faible économie, réalisée sur le dos de travailleurs dont le revenu est modeste. Une économie de bouts de chandelle faite au détriment de la qualité de vie de la population.

Monsieur Labeaume, nous croyons qu’une mauvaise décision peut toujours être corrigée. Pour leur apport significatif à la communauté, les brigadiers méritent davantage de reconnaissance.

Jonathan Carmichael

Marie-Noëlle Béland

Audrey Santerre-Crête

Jean-François Rodriguez

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