Nomination de MarieChantal Chassé: une désolante et unique erreur de parcours?

Souvenons-nous qu’à l’approche de la dernière campagne électorale, Monsieur Legault, vous promettiez que dans les 100 premiers jours de votre règne, vous confieriez à la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, le mandat de faire évaluer les compétences des sous-ministres et des dirigeants d’organismes.

Et ce, afin de séparer le bon grain de l’ivraie et en dernière analyse, de vous assurer que les hauts fonctionnaires occupant des postes-clés, possèdent les compétences pour occuper leurs fonctions. «On ne peut pas confier à un individu la gestion de 400 employés alors qu’il n’a aucune expérience en ce domaine», illustriez-vous. Depuis, nous avons compris qu’un tel processus de nomination ne pouvait se faire sans changement législatif et délai indu.

Néanmoins, en composant votre cabinet, vous avez choisi

MarieChantal Chassé pour porter à bout de bras les grands enjeux environnementaux. Un visage neuf, devant incarner et relever au premier chef cette responsabilité de votre nouveau gouvernement et répondre aux attentes de la population. Malgré l’importance de ses réalisations passées, tout un défi attendait la nouvelle ministre. En tout respect, M. Legault, auriez-vous minimisé ou ignoré l’importance des dossiers confiés en coiffant Mme Chassé du titre de ministre de l’Environnement? Bravo quand même pour avoir su stopper l’hémorragie en remplaçant rapidement la titulaire de ce poste-clé. Car il s’agit vraisemblablement d’une fonction d’envergure puisque les hauts fonctionnaires que sont les sous-ministres relèvent directement de vos ministres. Conséquemment, ces derniers ne doivent-ils pas aussi faire preuve de compétences, en possédant les savoirs, savoirs-faire, et savoirs-être attendus de toutes les personnes agissant comme intermédiaires entre les citoyens et l’administration publique? De ce fait, elles doivent être capables de répondre adéquatement aux préoccupations tous azimuts qui leur sont adressées.

Force est de constater que cette vérification des compétences de votre recrue a été oubliée ce qui vous a contraint à la propulser en dehors de votre arène. Souhaitons néanmoins qu’il s’agit là d’une désolante et unique erreur de parcours.

Nicole Lévesque, Ex-directrice des ressources humaines de la fonction publique 

Cap-Rouge