Le projet de monorail inversé

Monorail: osons avec fierté

En réaction au texte «Retour vers le futur» paru le 28 novembre

Dans cette chronique de François Bourque, plusieurs points me paraissent exagérés et beaucoup trop orientés vers la politique. Le projet de monorail inversé n’est l’apanage ni d’un groupe ni d’une personne. Je ne crois pas qu’il y ait des droits enregistrés par qui que ce soit et même s’il y en avait, tout se rachète. N’importe qui peut le développer et s’en approprier les droits. Oubliez les moteurs-roues, ils ne sont pas nécessaires, des moteurs électriques pourraient très bien s’en tirer.

La technologie est déjà inventée, pour les pylônes, pour les rails, pour les wagons, pour la conduite électronique, pour les moteurs, etc. Nos firmes d’ingénieurs sont capables de faire des miracles de vitesse pour réaliser ce projet qui est moins complexe que de bâtir un barrage. Un consortium formé d’Hydro-Québec, Bombardier et la Caisse de Dépôt pourrait facilement financer à long terme, développer rapidement et opérer un projet semblable. Le corridor n’est pas limité à Montréal-Québec, il pourrait rejoindre les régions dans un deuxième temps, ce que les trains ne peuvent pas faire.

Ne mêlons pas les choses, le concept ne vise pas à remplacer les transports urbains, tout au plus une gare intermodale à l’entrée d’une ville. Le monorail peut monter et descendre les côtes; trop simple! Il n’y a pas de problème à ce que les trains se suivent à quelques secondes d’intervalle puisqu’ils sont contrôlés électroniquement et aiguillés automatiquement dans les gares.

Les avantages d’un tel concept sont nombreux, car un train ne monte pas de côtes, n’est pas modulaire pour s’adapter au nombre de passagers variable, est influencé par la neige ou la glace, n’est pas écologique, demande un corridor et coûte plus cher à construire et à opérer. Le monorail, lui, est souple, passe sur les ponts déjà construits en porte-à-faux, monte et descend les côtes, passe par-dessus les viaducs, n’est pas influencé par la neige ou la glace, zéro émission polluante, très rapide, silencieux et il devient une attraction touristique.

Quel beau moyen de rapetisser la Belle Province pour le travail, les affaires, le tourisme et les loisirs. Quel beau projet à développer, quel beau projet à exporter. Ajoutez la fierté d’avoir osé et d’avoir réalisé ce projet super structurant. Nous devons plutôt encourager les politiciens qui ont une vision à long terme et qui osent entreprendre des changements radicaux qui sont bons pour tous, les citoyens jugeront ensuite de leur réélection.

Pierre Côté, Québec