L'auteure de cette lettre d'opinion souhaite que Denise Bombardier continue à promouvoir la qualité de la langue française.

Mme Bombardier, continuez à promouvoir la qualité de notre langue!

POINT DE VUE / Je salue la fougue, l’ardeur et la conviction avec lesquelles Mme Denise Bombardier défend la langue de Molière et surtout la qualité de la langue française. Une qualité qui malheureusement se perd avec nos médias sociaux et les sempiternelles réformes dans nos écoles.

Pardonnez-­moi mon cynisme, mais la réalité parle d’elle-même. Combien de jeunes diplômés peuvent prétendre savoir écrire? Combien d’erreurs de langue constatons-nous dans nos salles de classe ainsi que sur nos téléviseurs? Dorénavant, hélas! la rigueur jugée trop austère donc démodée suscite la risée. Le meilleur exemple : l’extrait de l’entrevue de Mme Bombardier avec trois jeunes Ontariens présenté à l’émission Tout le monde en parle dimanche.

Et ce laxisme éhonté observé au fil des années donne les résultats que nous observons actuellement. Notre société ne cesse de niveler par le bas. Les jeunes ont accès au dictionnaire lors des examens du ministère. On valorise l’apprentissage par le jeu. L’innovation ayant la cote, les principes de base sont classés au rang de la désuétude. L’exemple qui me vient à l’esprit sur le plan grammatical est la nomenclature : les mots sujet, verbe, complément ont trouvé de nouvelles appellations : «groupe nominal», «déterminants» (regroupent des adjectifs possessifs, indéfinis...). Pour améliorer quoi? Naturellement, je ne condamne ni les professeurs, ni tous ceux qui travaillent auprès des étudiants que je compare aux professionnels qui œuvrent dans le milieu de la santé, eux aussi déboussolés, je dirais même assommés par les éternels changements administratifs, la loi 10 étant le coup de massue! Loin de moi de vouloir généraliser, je n’ai pas entrepris d’étude comparative sur les diplômés baby boomers et ceux des générations X, Y et Z. Mes oreilles et mes yeux suffisent à faire un tel constat!

Continuez, Mme Bombardier, à promouvoir la qualité de notre langue!